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18 février 2021

Le Havre : extensions confirmées pour le tramway

Deux nouvelles sections vont être créées pour étendre le réseau de tramways du Havre, totalisant 13 km supplémentaires et nécessitant 16 nouvelles rames. Le budget est évalué à 320 M€. Pour l'instant, le projet est présenté comme une ligne C au départ de la plage vers la gare, en tronc commun avec les lignes A et B.

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Une première branche à partir de la gare desservira le quartier des Docks, au sud des voies ferrées, jusqu'à la vallée Béreult. La seconde, depuis la station Université, traversera les quartiers de Graville et Soquence avant de remplacer la desserte ferroviaire Le Havre - Rolleville (la Lézarde Express Régionale), dans un premier temps jusqu'à Montivilliers. Ce choix a fait l'objet de discussions très animées, certains syndicats de cheminots y voyant « une atteinte au service public, une aberration économique et écologique ». Rien que ça !

Le projet a lui-même évolué par rapport aux premières études qui envisageaient d'aligner la desserte de Montivilliers et celle des Docks. Le temps de parcours depuis Montivilliers aurait été trop long. Le schéma de desserte par Graville et Soquence devrait délester en partie la ligne de bus C2 qui est la plus chargée du réseau.

Chaque branche de la nouvelle ligne C sera desservie toutes les 8 minutes. Des études vont être menées pour gérer le tronc commun à 4 missions cadencées à 2 minutes. Pour Montivilliers, quoi qu'en disent certains syndicats, ne sera pas perdante au change puisque le projet augmente fortement la desserte (passant d'un autorail toutes les 30 minutes à un tramway toutes les 8 minutes, sans compter les améliorations le week-end), supprime la correspondance à la gare et offre un accès direct au centre du Havre.

Les études menées par SNCF Réseau pour envisager la LER avec une cadence au quart d'heure impliquaient d'importants travaux sur l'axe Paris - Le Havre avec la création d'une troisième voie dédiée et la dénivellation de la bifurcation de Harfleur, impliquant plusieurs dizaines de millions d'euros d'investissement.

Le potentiel est estimé à 28 000 voyageurs supplémentaires, soit la moitié du trafic empruntant habituellement le réseau actuel.

Le devenir de la section Montivilliers - Rolleville de la voie ferrée n'est précisé à ce stade, mais il se dit que le tramway pourrait pousser un peu plus au nord à Epouville.

 

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13 février 2021

Lyon va commander 155 trolleybus !

Après les 34 Lightram 19 destinés aux lignes C13 puis C11, le SYTRAL lance un nouvel appel d'offres, en 2 lots distincts, pour la fourniture de nouveaux trolleybus standards et articulés, sur une durée de 8 ans, avec un volume prévisionnel de 53 véhicules de 12 mètres et 102 véhicules de 18 mètres.

Cette commande surclasse en volume celle des ER100 (110 voitures dans un premier temps + 26 supplémentaires) et même celle des VA3-B2 (142 unités). Si on ajoute les 34 trolleybus articulés en cours de livraison, l'effectif serait d'au moins 189 trolleybus !

Le marché d'une durée de 8 ans pourrait couvrir les besoins de remplacement des Cristalis (nul doute d'ailleurs que les prestations des Lightram vont quelque peu convaincre le SYTRAL... d'autant que les premiers exemplaires ont désormais 21 ans !). Il conforte - enfin - le programme d'équipement de 6 nouvelles lignes (C5, C6, C25, 19, 25 et 38).

Parmi elles, la ligne 25, effectuant actuellement le parcours Part-Dieu - Bron Sept Chemins, mérite notre attention. Avec la mise en oeuvre de l'actuel réseau Atoubus à la rentrée 2011, elle avait été passablement dégradée, passant de 5 services par heure à seulement 3, alors que les constructions sur son parcours, sur l'avenue Lacassagne et dans le quartier de Montchat, amenaient de plus en plus d'utilisateurs potentiels. Ajoutons qu'à cette même date, le remplacement de la ligne 28 Part-Dieu - Laurent Bonnevay par un prolongement de la ligne 13 (rebaptisée C13) de l'Hôtel de Ville à Grange Blanche avait eu pour conséquence le remplacement de bus articulés par des véhicules standards. L'opération était quelque peu malheureuse...

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Lyon - Rue Ferdinand Buisson - 15 juillet 2011 - La ligne 25 pourrait constituer l'épine dorsale de l'axe structurant Part-Dieu - Est lyonnais. L'intérêt à desservir le pôle hospitalier Lyon Est pourrait réinterroger son tracé, traversant actuellement le quartier résidentiel de Montchat où la population augmente à la faveur de construction de petits immeubles en remplacement de maisons individuelles... © ortferroviaire

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Bron - Rond-Point des Sept Chemins - 17 avril 2008 - Historiquement à la limite de l'agglomération, le carrefour des Sept Chemins pourrait dans les années à venir être le point de connexion de plusieurs liaisons en site propre quadrillant l'est lyonnais, entre les lignes T2 et T3 et du futur tramway qui ne manquera pas d'achever la rocade en cours de constitution avec les maillons nord (La Doua - La Soie) et sud (Gerland - Vénissieux). © ortferroviaire

En revanche, les projets de reconversion des terrains de l'ancienne gendarmerie de Bron, la requalification de la route de Genas, qu'emprunte la ligne 25 et la saturation de T3, amènent à envisager la réalisation d'un TCSP - probablement routier au moins pour commencer - sur son itinéraire. Dans ce cas, la ligne 25 pourrait prendre du galon pour devenir un axe structurant et il ne serait pas illogique de l'équiper de véhicules de grande capacité. Au passage, transporturbain suggère une évolution de son parcours, abandonnant la traversée du quartier de Montchat pour aller desservir le pôle hospitalier Lyon Est. L'opération est d'autant plus envisageable qu'un autre projet du SYTRAL, le prolongement de T6 de ces hôpitaux vers le campus de La Doua, a également été confirmé dans le mandat 2020-2026, ce qui aura pour effet de remettre en question la ligne C26 qui assure une mission comparable (du moins de Montchat à La Doua). Il faudra donc reprendre complètement la desserte du quartier de Montchat. Alors autant envisager une page blanche...

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Lyon - Place Jean Macé - 15 juin 2018 - Un Cristalis articulé sur C4 (des standards sont habituellement prévus) et un modèle classique sur la ligne C14 en arrière-plan. Les premiers véhicules de ce modèle ont déjà 20 ans ! © ortferroviaire

En attendant, évidemment, vous pouvez consulter le dossier de transporturbain consacré aux trolleybus lyonnais et ses extensions souhaitables !

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Nancy : le tramway va-t-il dérailler ?

Non, nous ne parlons pas du TVR, qui, à Nancy, ne saurait être considéré comme un tramway puisqu'il n'est pas à guidage permanent...

Le sort du TVR semblait scellé, avec une fin de vie en 2022. Cette hypothèse semble remise en question et le projet de tramway qui doit le remplacer, incluant des extensions intéressantes, se retrouve passablement malmené par les élus de l'agglomération. Et on peut être perplexe, voyant cette remise en question après la validation du projet et l'obtention de sa Déclaration d'Utilité Publique.

Le projet de tramway est contesté principalement sur 2 points : son coût et les modalités d'insertion du tracé dans le domaine universitaire entre le Vélodrome et l'hôpital de Brabois.

Sur le coût, disons-le franchement : si Nancy n'avait pas commis la bêtise de se fourvoyer dans l'aventure du TVR, on n'en serait certainement pas à disserter sur la pertinence à le remplacer par un tramway. Nancy a loupé le coche, succombant aux sirènes absurdes expliquant qu'avec un rail au lieu de 2, on allait réduire de 30% le coût d'une ligne en site propre... qui de toute façon ne l'est pas totalement. Au banc des accusés, les élus nancéiens qui ont fait le mauvais choix à la fin des années 1990.

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Nancy - Avenue Foch - 19 septembre 2019 - Mais quand va-t-on se débarrasser du TVR ? Le projet de tramway - un vrai - est mis au point mort par les élus nancéiens alors que le dossier est déclaré d'utilité publique : une situation difficilement compréhensible, d'autant que la solution de repli ressemble fort à une forme de statu quo... le guidage en moins... et encore, rien ne dit que l'usage des lignes aériennes en ferait partie. © ortferroviaire

Certes, le projet avait été aux origines devisé à environ 250 M€, et il est aujourd'hui évalué à plus de 500 M€. Cependant, dans ce coût, figurent non seulement les nouvelles antennes d'une part et la rénovation du viaduc Kennedy d'autre part : est-il logique d'imputer au projet de tramway le coût de cette opération qui répond à bien d'autres besoins ? Même question que celle qui se pose en banlieue parisienne avec l'extension Noisy le Sec - Val de Fontenay, dont une partie du pacours transforme une branche d'autoroute inutile en un axe plus urbain.

Dans ce cas, il faudrait phaser le projet, se concentrer sur le tracé de l'actuel TVR, quitte à envisager des scénarios intermédiaires... et naturellement réexaminer le dossier, car il faut quand même reconnaître que 515 M€, c'est un peu beaucoup. Si Nancy s'inspirait de Besançon, qui avait réalisé un tramway à 17 M€ / km à l'époque, soit environ 19 M€ aujourd'hui. Puisque Nancy Métropole considère que le tramway réduirait sa possibilité d'investir dans d'autres domaines, qu'elle fasse preuve de frugalité. D'autres villes ont su le faire avant elles !

Sur le tracé, le débat sur le passage délicat dans le campus et en lisière du jardin botanique a été validé.

Quant aux travaux, jugés difficilement acceptables pour le commerce central, encore une fois, il fallait y penser avant : les positions contre le TVR n'étaient pas seulement un caprice de techniciens mais une anticipation lucide de la situation à laquelle l'agglomération est aujourd'hui confrontée.

L'alternative serait en quelque sorte un statu quo. Il faudra remplacer le TVR et il serait remplacé - si le tramway était abandonné - par 4 lignes de bus à haut niveau de service (dont rien ne dit qu'il s'agira de trolleybus). Or l'actuelle ligne de TVR est arrivée en limite de capacité avec des véhicules bi-articulés de 150 places. Les remplacer par des véhicules de même capacité ne changerait donc absolument rien. Le maillage du réseau n'est pas un argument totalement suffisant, car il oublie une dimension : l'évolution du trafic dans les années à venir, entre la mise en oeuvre de projets d'urbanisme et une contrainte accrue sur le transport individuel motorisé. Le corridor de l'actuel TVR justifiait déjà un tramway en 2000. C'est encore vrai aujourd'hui... mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aurait pas intérêt à utiliser des trolleybus pour des lignes complémentaires à moindre potentiel de trafic.

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Nancy - Rue Raugraff - 19 septembre 2019 - Parti comme c'est, voici l'alternative la plus probable au tramway pour remplacer le TVR. Des autobus articulés. Peut-être seront-ils bi-articulés, mais la capacité d'emport n'augmentera pas par rapport à l'actuel trolleybus partiellement guidé. © ortferroviaire

Toujours en est-il que notre article de mars dernier était empreint d'une certaine dose d'optimisme... Décidément, Nancy continue de se singulariser...

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12 février 2021

Bâle : le BLT choisit à nouveau Stadler

Pour achever le renouvellement du matériel ancien, le BLT retient sans surprise Stadler pour fournir 25 rames de 45,5 m de long. Elles proposeront 263 places dont 96 sièges. D'un coût de 125 MCHF, ces rames seront livrées à Bâle à partir de 2023.

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Ces rames viendront donc épauler les actuelles Tango, modèle jusqu'à présent retenu, mais dont l'architecture intérieure, avec des emmarchements au centre de la rame pour passer au-dessus du 3ème bogie moteur, n'est pas des plus commodes sur les parcours urbains. La nouvelle rame semble maintenir une continuité du plancher bas entre les portes extrêmes.

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08 février 2021

Tours planche déjà sur sa troisième ligne

Alors que les principes de la deuxième ligne de tramway de Tours sont définis mais que sa réalisation reste encore à confirmer, les principes d'une troisième ligne sont déjà établis.

La commune de Saint Pierre des Corps avait déploré ne pas faire partie du tracé de la première, puis de la deuxième : elle sera desservie par la troisième. Le projet de tracé, construit avec un collectif favorable au tramway, prévoit, pour la desserte de l'est de l'agglomération, une liaison entre la gare de Tours et celle de Saint Pierre des Corps par le boulevard Heurteloup et l'avenue Jean Bonnin, avant de desservir successivement le quartier de la Rabaterie, le centre de Saint Pierre des Corps et enfin sa gare. Il s'agit donc bien d'une desserte urbaine en voirie, écartant les réflexions autour d'un tram-train empruntant la voie ferrée.

Cette ligne rejoindra les deux autres devant l'hôtel de ville, sur la place Jean Jaurès : elle est appelée à remonter ensuite la rue Nationale, le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée, en utilisant les voies de l'actuelle ligne. Sur la place de la Tranchée, une bifurcation sera établie en direction de Saint Cyr sur Loire sur le boulevard Charles de Gaulle. Le terminus serait situé au-delà de la rocade près de la clinique de l'Alliance.

Si ce schéma était confirmé, serait alors constitué un intéressant réseau maillé puisque la deuxième ligne sera en tronc commun avec la première du carrefour de Verdun à la gare, tandis que la troisième doublera la première de la gare au sommet de l'avenue de la Tranchée.

Il semble donc d'ores et déjà s'imposer un conseil de bon sens pour la métropole de Tours : pour les travaux de la deuxième ligne, prévoyez donc d'emblée tous les raccordements nécessaires à la troisième sur la place Jean Jaurès de sorte à n'interrompre qu'une seule fois l'exploitation... et il ne serait pas forcément inutile de réaliser dans l'ombre de ceux-ci la pose de la bifurcation vers Saint Cyr sur la place de la Tranchée.

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Tours - Place Jean Jaurès - 27 janvier 2015 - Déjà concernée par la bifurcation de la ligne 2 (vers la gauche du cliché), cette place tourangelle accueillera aussi à terme la troisième ligne, venant de la droite du cliché) : autant dire qu'une coordination en amont et une bonne dose d'anticipation sont souhaitables pour organiser au mieux les chantiers et limiter les impacts sur la circulation de la première ligne. © ortferroviaire

Dans ce schéma, on soulignera aussi l'intérêt à engager la réalisation de 2 nouvelles gares sur le réseau ferroviaire dans le cadre du RER tourangeau :

  • au carrefour de Verdun, en correspondance avec les lignes 1 et 2 du tramway, de sorte notamment à faciliter la desserte par une diamétrale ferroviaire de Blois à Saumur ;
  • au terminus de la ligne 2 à La Riche, juste avant le franchissement de la Loire, pour les trains venant du Mans et de Vendôme, afin d'accéder plus rapidement à l'hôpital Bretonneau.

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07 février 2021

Marseille : vers le barreau de tramway Blancarde - Dromel

Une nouvelle étude pour le développement des tramways de Marseille. Pour mémoire, sont déjà envisagées les extensions suivantes :

  • Arenc - Capitaine Gèze puis Lycée Saint Exupéry et La Castellane
  • Place Castellane - Dromel - La Gaye puis La Rouvière
  • Place de Rome - Place du 4 septembre
  • Arenc / Belle de Mai - Gare Saint Charles - Boulevard National

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Voici donc un barreau assurément très attendu, qui s'impose avec évidence : la Métropole lance donc un appel d'offres pour étudier la section entre la gare de La Blancarde et Dromel, en réutilisant l'emprise ferroviaire existante vers l'ancienne gare du Prado, qui n'est utilisée que pour l'expédition du train des déchets de la ville. Il faudra donc prévoir soit un élargissement de l'emprise pour disposer de 2 voies pour le tram et d'une voie pour ce train de fret, soit prévoir la circulation du train des poubelles en dehors des plages de circulation du tramway : le régime de sécurité des transports publics guidés impose soit la séparation physique (première solution) soit temporelle (seconde solution).

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Marseille Blancarde - 15 février 2014 - Le raccordement passe au plus près du bâtiment voyageurs de la gare de La Blancarde avant de rejoindre les voies de l'axe Marseille - Nice. Parmi les enjeux du projet Blancarde - Dromel, les modalités de raccordement entre les voies de tramway et cette emprise s'ajouteront à l'organisation de la cohabitation entre le train des poubelles et le tramway sur la même bande foncière. © ortferroviaire

Dans ce cas, si les travaux seraient moins lourds (pas d'élargissement de l'emprise), il faudrait prévoir la compatibilité au niveau des organes de roulement et de la voie entre des trains classiques et les tramways. Ce n'est pas un petit sujet : cela signifierait assurément une voie classique, mais un profil de roues particulier pour les rames de tramway, donc soit une reprise de l'ensemble du parc, soit la constitution d'une flotte dédiée à cette ligne.

Autre volet à aborder dans cette étude, le schéma général d'exploitation du réseau de tramways. Il semble à peu près acquis qu'on reviendra au schéma initial de 2002 avec la déviation de T2 vers la place du 4 septembre afin de laisser T3 seule sur le grand axe nord-sud. Quant à ce nouveau maillon Blancarde - Dromel, pourrait soit constituer une simple extension de T2 soit amorcer une ligne T4 qui emprunterait les voies de T2 jusqu'au boulevard National avant de remonter par la nouvelle section desservant la gare Saint Charles (si tant est que la courbe Longchamp / National ne soit pas trop difficile d'insertion...).

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Marseille - Canebière - 20 janvier 2020 - Une rame de la ligne 2 bifurque vers le cours Belsunce en direction d'Arenc. Avec le développement du réseau, cette ligne devrait être réorientée vers la place du 4 septembre et donc virer à gauche sur le cours Saint Louis. © ortferroviaire

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04 février 2021

Un trolleybus discrètement essayé à La Chaux de Fonds

Après la suppression des trolleybus en 2014, dont les raisons demeurent toujours aussi mystérieuses, les alternatives hybrides continuent de faire débat à La Chaux de Fonds car les performances sont inférieures à la traction électrique. L'hypothèse de bus électriques à batterie reste le scénario porté par TransN, mais elle reste très critiquée localement.

L'essai d'un trolleybus de Fribourg, évidemment un Lightram de Hess, en version articulée et avec autonomie sur batteries à recharge en ligne, le 18 novembre dernier a nécessité la remise en service des installations électriques qui n'ont pas été totalement démontée (signe quand même d'une petite hésitation). Le trolleybus avait été précédemment testé sur le réseau de Neuchâtel.

L'association Transport Environnement et la CITRAP (Communauté d'Intérêts pour les Transports Publics) continuent de faire pression pour réintroduire les trolleybus dans cette petite ville du Jura.

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27 janvier 2021

Rennes : premiers essais sur la ligne B du métro

Ce devait être une des nouveautés de l'année 2020 mais ce fichu virus a conduit à reporter sa mise en service au plus tôt au printemps 2021, 19 ans après l'ouverture de la première ligne. Il aura fallu être patient, mais c'est la conséquence du choix du mode de transport...

Le 20 janvier dernier, une première section de la ligne B du métro de Rennes a été parcourue pour effectuer des essais entre Beaulieu Université et Atalante. Il s'agit d'engager un processus de près de 2000 heures d'essais pour les 25 rames CityVal, la nouvelle génération de métros automatiques de Siemens, avec une conception singulière, bien plus routière, incluant un système de guidage fondé sur les principes développés par Lohr pour le Translohr.

La nouvelle ligne de 13,4 km comprend 15 stations : elle est établie en tunnel sur 11 km. Envisagée alors que les travaux de la ligne A n'étaient pas encore achéves, elle a été déclarée d'utilité publique le 31 août 2012 et les travaux ont débuté en janvier 2014. Son tracé assez sinueux dans le centre de Rennes dispose de 2 correspondances avec la ligne A, à la gare et place Sainte Anne. L'intervalle à la mise en service devrait être de 2 min 30, mais le système d'exploitation est compatible avec un resserrement jusqu'à 67 secondes, du fait aussi des véhicules de faible longueur composés de 2 voitures.

Les modules comprennent 2 larges portes sur une caisse très largement vitrée, avec la concentration des équipements sous un châssis routier reposant sur 2 essieux et des pneumatiques de grande largeur. Les rames disposent d'un gabarit bien plus généreux que la première ligne : 2,65 m. Les lignes A et B sont donc totalement incompatibles.

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Une rame Cityval dans l'atelier de maintenance. (cliché Rennes Métropole)

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Premières circulations sur la section en viaduc : on voit le rail central, assez maigre, enchâssé par les galets de guidage. Il n'y a pas de voie mais une large piste en béton. (cliché Rennes Métropole)

En outre, le projet de restructuration du réseau d'autobus est présenté sur un site Internet dédié : la nouvelle ligne de métro autorisera une importante réorganisation avec une nette réduction de leur présence dans l'hypercentre, notamment autour de la place de la République.

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26 janvier 2021

Lyon : un bus express de plus... mais une question

Depuis le 4 janvier, le service 15 Express Bellecour - Gare d'Yvours - Irigny emprunte les nouveaux aménagements réalisés sur la section déclassée de l'autoroute A7 au sud de Lyon. Ils sont assez légers car il s'agit essentiellement de signaux lumineux réservant à certaines heures une des 3 voies de circulation aux autobus. Le trajet Bellecour - Gare d'Yvours est assuré en 15 minutes.

Mais n'existe-t-il pas en parallèle une ligne de chemin de fer, maillon de premier ordre d'un potentiel RER et sur laquelle pourrait s'organiser le réseau d'autobus, depuis la gare d'Yvours, mais aussi à celle d'Oullins, pôle d'importance puisque desservi par le métro ? Pour cela, il faudrait une réelle dimension multimodale, avec la convergence des objectifs entre la Région (autorité organisatrice sur le rail) et la Métropole (chef de file sur les transports urbains), tant dans l'organisation des services que la mise en oeuvre d'une véritable tarification multimodale y compris pour les occasionnels...

 

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Lyon : les nouveaux trolleybus à l'essai

Second volet concernant le frémissement du marché français du trolleybus avec le réseau de Lyon.

Le premier Lightram de Hess effectue depuis quelques semaines des essais sur les différentes lignes pour vérifier le comportement en ligne et former les conducteurs. Il est difficile de ne pas préciser que le niveau sonore est sensiblement inférieur à celui du Cristalis (on ne remerciera jamais assez RVI et Alstom d'avoir conçu le premier trolleybus faisant plus de bruit qu'un autobus Diesel), ce qui devrait susciter la surprise de ses futurs utilisateurs.

essai-lightram-lafayette

En essai courant janvier 2021 sur le cours Lafayette, le premier Lightram n°2001 arbore l'élégante livrée déjà appliquée sur les Cristalis articulés. Outre le niveau sonore bien nettement inférieur à celui du Cristalis et une autonomie sur batteries, ces nouveaux trolleybus comportent 2 petits détails qui avaient suscité pas mal de discussions à la mise en service des Cristalis voici 20 ans : les rattrape-trolleys à l'arrière... et les perches blanches pour mieux voir arriver le trolleybus, les Cristalis disposant de perches noires très peu visibles dans le paysage. (cliché X)

Ils seront donc finalement 34, dans un premier temps, puisqu'ils seront engagés d'abord, en mars, sur la ligne C13 (Grange Blanche - Part-Dieu - Hôtel de Ville - Croix Rousse - Montessuy), avec circulation en autonomie dans le secteur de la Part-Dieu (entre l'extrémité Ouest de l'avenue Lacassagne et l'auditorium) du fait des travaux de transformation du quartier. La ligne C11 (Saxe-Gambetta - Maisons Neuves - Grandclément - Laurent Bonnevay) suivra probablement à l'été. Pas besoin de circuler en autonomie sur cette ligne, intégralement sous bifilaire, mais on suppose que le SYTRAL et les TCL anticipent - judicieusement - les travaux de la seconde phase du tramway T6, qui mordra, dans le secteur de la place Grandclément, sur le parcours de C11 sur une partie de la rue Jean Jaurès. Evidemment, avec les batteries, un retour place Bellecour serait aussi souhaitable, pour éviter aux voyageurs de descendre dans le métro sur la section la plus chargée.

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