Curieux choix que celui de la Métropole grenobloise qui, pour relier les lignes A et E de tramway, entre Fontaine et Saint Martin le Vinoux, décide donc de réaliser un téléphérique urbain sur 3,7 km, comprenant 4 stations. Estimé initialement à 57 M€, le coût a été révisé à la hausse, à 65 M€, à la signature du contrat avec l'industriel local Poma.

téléphérique-grenoble

Ce choix est difficilement compréhensible et d'ailleurs contesté localement par l'ADTC. L'association considère en outre que le projet est affaibli par le retard du projet d'aménagement des Portes du Vercors à Sassenage.

Le choix du téléphérique fait aussi question car il crée un système de plus sur le réseau de transports urbains, qui plus est avec une solution propriétaire. Le temps de parcours de 16 minutes n'est guère plus performant qu'une ligne de bus ordinaire (13,8 km/h). L'interconnexion des tramways poserait certes la question du franchissement du Drac et de l'Isère, mais aussi du faisceau ferroviaire, mais pourrait présenter une facture au final pas si éloignée que le coût du téléphérique, sans compter les effets de la mutualisation avec des équipements existants et, du point de vue du coût de l'infrastructure, de l'intégration à des évolutions de la voirie en lien avec les projets d'urbanisme.

Cependant, avec une prévision de 5000 voyageurs par jour, une ligne de bus bien aménagée pourrait déjà probablement répondre correctement à la demande... à un coût bien moindre que celui du téléphérique !