Stadler remporte le super-marché des trams-trains

Ce n'est pas rien : c'est même énorme. 4 MM€ et un volume total de commandes pouvant aller jusqu'à 504 rames. Le groupement de 6 autorités organisatrices d'Allemagne et d'Autriche a donc choisi le constructeur suisse et son Citylink. Cette stratégie d'achat a permis de gagner environ 20% sur le coût unitaire du matériel, tout en préservant la possibilité d'ajuster les besoins aux nécessités des différents réseaux, qui ont au moins tous en commun de recourir au gabarit de 2,65 m.

La première tranche prévoit la fourniture de 246 rames pour 1,7 MM€. Le constructeur propose aussi une offre de maintenance sur 15 ans. La répartition de ces rames est la suivante :

  • 148 pour Karlsruhe (75 pour AVG, 73 pour VBK) ;
  • 28 pour Sarrebruck ;
  • 20 pour Salzburg (remplacement du matériel du SLB) ;
  • 30 pour la communauté Neckar-Alb avec le projet de Tubingen ;
  • 20 pour Linz.

Les tranches conditionnelles sont respectivement de 73, 52, 57, 21, 5 et 50 unités.

Deux autres groupements en Allemagne

Les groupements de commande deviennent plus fréquents afin de maîtriser les coûts d'acquisition. En 2021, Cottbus, Francfort sur l'Oder et Brandenburg avaient attribué une commande à Skoda portant sur 24 rames ForCity Plus en tranche ferme et 21 en tranche conditionnelle : compte tenu du faible volume, la mutualisation était encore plus justifiée.Zwickau, Görlitz et Leipzig ont aussi groupé leurs besoins et attribué en fin d'année le marché au groupement Leiwag (Heiterblick et Kiepe) qui avait déjà en partie commis les Leoliner (au demeurant peu réussies).

Et en France ?

Cette stratégie implique cependant de ne pas accorder une importance capitale à la personnalisation des rames. En France, Brest et Dijon y étaient parvenus voici plus de 10 ans. La ville bretonne est cette fois accompagnée par Toulouse et Besançon pour compléter leurs effectifs.