28 juin 2020

Grenoble : le téléphérique sera réalisé par Poma

Ce n'est pas vraiment une surprise. Poma réalisera donc le téléphérique reliant Fontaine La Poya à Saint Martin le Vinoux, en desservant 3 stations commerciales intermédiaires. Le temps de parcours sera de 15 minutes, avec un intervalle entre cabines pouvant descendre jusqu'à 71 secondes avec une vitesse commerciale de 19 km/h. Le débit sera de 1200 voyageurs par heure. Coût du projet : 65 M€ pour 3,7 km.

Le téléphérique se révèle quand même à peine moins cher qu'une jonction des lignes A et E en tramway telle qu'elle fut un temps envisagée, mais qui présentait un handicap avec la difficulté à traverser le Drac et l'Isère, au prix de 2 nouveaux ouvrages (le principal facteur de coût, mais dans un environnement assez peu urbain). La correspondance ne sera pas forcément des plus simples, comme souvent avec un tel mode de transport aérien. Assurément, le tramway aurait nécessité des travaux plus conséquents mais avec un effet sur le territoire plus marquant. Le téléphérique devra, lui, faire ses preuves, surtout avec un projet urbain en suspens aux Portes de Sassenage.

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15 mars 2020

Quand Grenoble avait des trolleybus...

Troisième volet de notre série consacrée aux anciens réseaux de trolleybus qui mériteraient de se conjuguer à nouveau au futur : transporturbain vous emmène à Grenoble. Métropole à bien des égards pionnières dans l'histoire récente : elle fut la première à recevoir en 1977 les nouveaux Berliet ER100, puis adopta le tramway avec le premier réseau utilisant des TFS à plancher bas, faisant alors référence en matière d'insertion urbaine, constituant un réseau de 5 lignes... qui semble désormais stagner.

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Grenoble - Rue Félix Poulat - 1981 - L'ER100 n°704, parmi les véhicules de la première tranche reconnaissables d'abord par les capots courts en toiture. A l'époque du cliché, le passage au libre-service était engagé et les véhicules modifiés arboraient la mention du libre-service pour les différencier de ceux imposant encore la montée par l'avant. © J.H. Manara

Grenoble avait remplacé ses anciens tramways à bout de souffle par des trolleybus mais les conditions de leur disparition sont pour le moins atypiques. S'ils furent finalement victimes de leur succès en étant en partie remplacés par le tramway moderne, leur démantèlement en 1999 résulta d'un étrange imbroglio politico-technico-administratif sur lequel revient transporturbain dans ce nouveau dossier.

05 mars 2020

Après Strasbourg, les Aptis en service à Grenoble

Deux mises en service coup sur coup pour les Aptis d'Alstom. Après la ligne H de Strasbourg, Grenoble renoue avec l'exploitation d'autobus électriques, avec l'engagement de 7 véhicules sur les lignes Chronobus C3 et C4, en mixité avec des Urbanway hybrides.

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Les nouveaux Aptis grenoblois arborent la livrée Chronobus identifiant les principales lignes d'autobus du réseau TAG, en complément du tramway. La configuration à 3 portes procure de bonnes conditions d'accès et un aménagement comprenant 20 places assises pour maximiser l'espace intérieur. (clichés TAG)

Et pendant ce temps, en vous promenant dans les rues de Grenoble, vous pourrez constater que subsistent toujours quelques vestiges de l'ancien réseau de trolleybus, démantelé le 24 juin 1999, démontées par petites touches successives confinant à l'absurde puisqu'il reste à certains endroits des demi-aiguillages !

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Grenoble - Boulevard Agutte Sembat - 11 novembre 2019 - Un Urbanway hybride sur la ligne C3 sur les nouveaux aménagements de cette artère, avec notamment la piste cyclable centrale et l'indication de la zone à trafic limité. C'est aussi sur cet axe qu'est prévu le projet d'aménagement de la ligne C1 vers Meylan, pour lequel le choix du maintien de l'exploitation par autobus est quelque peu discuté. © transporturbain

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Grenoble - Boulevard Agutte Sembat - 28 décembre 2016 - Le même axe 3 ans plus tôt : 17 ans après l'abandon des trolleybus, il restait encore des vestiges... et il en reste toujours par petites touches. On peut se demander pourquoi la dépose complète n'a pas été réalisée, plutôt que ce tronçonnage millimétré... © transporturbain

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22 février 2020

Grenoble : un téléphérique plutôt qu'un tramway... ou un bus

Curieux choix que celui de la Métropole grenobloise qui, pour relier les lignes A et E de tramway, entre Fontaine et Saint Martin le Vinoux, décide donc de réaliser un téléphérique urbain sur 3,7 km, comprenant 4 stations. Estimé initialement à 57 M€, le coût a été révisé à la hausse, à 65 M€, à la signature du contrat avec l'industriel local Poma.

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Ce choix est difficilement compréhensible et d'ailleurs contesté localement par l'ADTC. L'association considère en outre que le projet est affaibli par le retard du projet d'aménagement des Portes du Vercors à Sassenage.

Le choix du téléphérique fait aussi question car il crée un système de plus sur le réseau de transports urbains, qui plus est avec une solution propriétaire. Le temps de parcours de 16 minutes n'est guère plus performant qu'une ligne de bus ordinaire (13,8 km/h). L'interconnexion des tramways poserait certes la question du franchissement du Drac et de l'Isère, mais aussi du faisceau ferroviaire, mais pourrait présenter une facture au final pas si éloignée que le coût du téléphérique, sans compter les effets de la mutualisation avec des équipements existants et, du point de vue du coût de l'infrastructure, de l'intégration à des évolutions de la voirie en lien avec les projets d'urbanisme.

Cependant, avec une prévision de 5000 voyageurs par jour, une ligne de bus bien aménagée pourrait déjà probablement répondre correctement à la demande... à un coût bien moindre que celui du téléphérique !

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26 décembre 2019

Grenoble : une courte extension pour la ligne A

950 m, deux stations supplémentaires. C'est peu... et ce sera pour solde de tout compte dans cette mandature. Si la ligne E a été mise en service en tout début de mandat, sa construction est bien à mettre au crédit de la précédente municipalité.

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La nouvelle station dispose de 3 voies pour mieux réguler l'important trafic de la ligne A des tramways grenoblois. (document TAG)

Depuis le 21 décembre, la ligne A des tramways grenoblois est prolongée d'Echirolles (Denis Papin) à Pont de Claix (L'Etoile). Une opération de 33 M€ qui connaîtra une suite puisque la gare de Pont de Claix sera déplacée vers le nord : elle sera ainsi éloignée du centre-ville, ce qui est dommage, au profit d'une correspondance avec le tramway. Heureusement, la ligne a été sauvée, in extremis... Reste maintenant à savoir si la ligne E sera prolongée vers le sud pour rejoindre elle aussi Pont de Claix. Peut-être un sujet pour les prochaines élections municipales ?

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03 octobre 2019

Grenoble : tram ou BHNS vers Meylan et Montbonnot ?

Depuis le 16 septembre et jusqu'au 31 octobre, le SMTC et la Communauté de Communes du Grésivaudan organisent une concertation préalable autour du projet d'amélioration de la desserte par la réalisation d'un BHNS Montbonnot - Meylan - La Tronche - Grenoble Presqu'île. Il s'appuie sur la ligne C1 Meylan Maupertuis - Grenoble Jean Macé, avec une réflexion ouverte sur la desserte de la presqu'île grenobloise et les modalités de desserte de Montbonnot.

Parmi les thèmes évoqués par le SMTC :

  • quel tracé dans le secteur Presqu’île à Grenoble ?
  • quel tracé dans le coeur de ville à Meylan ?
  • quelle amplitude et quelle fréquence entre Meylan – Maupertuis et Montbonnot – Pré de l’Eau ?
  • quels aménagements pour le Pôle d’échanges Charmeyran à La Tronche ?

C1BHNS-grenoble

L'objectif annoncé est de réduire le temps de parcours sur le tracé actuel de la ligne C1 à 28 minutes contre 30 à 40 minutes actuellement, du fait d'une forte irrégularité. Le projet prévoit une augmentation d'au moins 50% de la fréquentation de la ligne, passant de 10 000 à 15 000 voyageurs par jour, et une option haute à 20 000 voyageurs. Il intègre la création d'un pôle d'échanges à Charmeyran, sous la ligne B du tramway, posant la question d'une station supplémentaire ou d'un aménagement piéton vers une station existante.

L'ADTC exprime ses réserves concernant le maintien d'une solution par bus, alors qu'un projet ferré a longtemps été évoqué par le SMTC. L'association rappelle le meilleur effet du tramway sur l'attractivité des transports en commun, même par rapport à un BHNS dont la capacité risque de se révéler insuffisante beaucoup plus rapidement. En outre, sur ce tracé, notamment entre l'hôtel de ville de Grenoble et Meylan, le tramway, non astreint au code de la route, pourrait se lancer à des vitesses supérieures à celles du bus.

Pour appuyer sa position favorable au tramway, l'association rappelle que la population concernée par le projet est équivalente à celle desservie par la ligne E du tramway, mais que la ligne C1 dessert un plus grand nombre d'emplois.

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Grenoble - Boulevard Jean Pain - 31 décembre 2018 - La ligne C1 dispose effectivement de voies réservées sur cet axe, parallèlement à la ligne C du tramway (non visible mais située sur la droite du cliché). La conversion en BHNS n'apportera qu'une faible capacité supplémentaire puisqu'il est toujours envisagé d'exploiter la ligne C1 avec des autobus articulés.© transporturbain

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Grenoble - Boulevard Agutte-Sembat - 28 décembre 2016 - Cliché évocateur avec ce vestige des bifilaires de l'ancien réseau de trolleybus, mode de transport honteusement abandonné en 1998. Le projet ne semble pas envisager la traction électrique sur la ligne C1 améliorée. Pas très exemplaire dans une municipalité écologiste... © transporturbain

En outre, le rapport environnemental du PDU privilégiait le tramway en pointant la faible ambition de la Métropole en la matière, allant même jusqu'à demander un réexaman de la hiérarchisation des investissements jusqu'en 2030 en privilégiant plutôt le tramway.

L'ADTC rappelle également que les investissements consentis pour le BHNS serait en grande majorité perdus en cas de conversion au tramway, appelant donc à des aménagements plus limités en attendant sur la ligne C1.

Elle soutient donc un tramway, qui emprunterait l'avenue Alsace-Lorraine en tronc commun avec les lignes A et B, puis le cours Jean Jaurès avec la ligne E, puis l'axe Vallier - Foch de la ligne C. Il n'y aurait donc pas de voies supplémentaires à poser, sauf peut-être à hauteur de la gare, dans le centre de Grenoble, hormis les raccordements. A transporturbain, nous avions développé une variante dans nos réflexions sur le développement du tramway à Grenoble, passant place Victor Hugo sur le boulevard Agutte-Sembat.

Le PDU prévoit 380 M€ d'investissements jusqu'en 2030, incluant les 40,2 M€ du prolongement de la ligne A jusqu'à Pont de Claix, opération qui sera achevée en fin d'année. L'enveloppe nécessaire pour le tramway Grenoble - Montbonnot serait de 200 M€. Si on considère que 54,3 M€ ont déjà été fléchés sur le BHNS, les 58 M€ envisagés pour le maillage des lignes de tramway pourrait être réorientés vers ce projet, sans dénaturer le fond puisque la ligne F maillerait les lignes A, B, C et E. Le reliquat serait à puiser dans le projet de téléphérique Saint Martin le Vinoux - Fontaine dont la pertinence n'est pas avérée.

Au passage, l'ADTC profite de l'occasion pour rappeler que plus de 500 M€ vont être engloutis sur la liaison A480 - Rondeau, alors que depuis 6 ans, les moyens engagés par la Métropole et le Département sur les transports en commun ont lourdement chuté : -17% pour la première, -29% pour le second. Dans une agglomération qui se veut en pointe sur l'écologie, cela fait un peu désordre !

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30 décembre 2018

Grenoble : pas d'évolution des tramways d'ici 2030 ?

Alors que la pollution dans l'agglomération grenobloise est chaque jour de plus en plus perceptible, la politique des transports en commun a tendance à faire du surplace. Le centre de la capitale des Alpes française a certes bénéficié du retour du tramway depuis 1987, mais depuis la mise en service de la ligne E, aucun nouveau projet n'est réellement sorti. L'extension de la ligne A de l'actuel terminus d'Echirolles jusqu'à l'entrée de Pont de Claix (notons au passage que la station Flotibulle sera située à proximité immédiate de l'espace Histobus dauphinois de l'association Standard 216) est bien la seule nouveauté, dont la mise en service interviendra l'année prochaine.

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Grenoble - Place de Verdun - 25 décembre 2014 - Statu quo sur le réseau de tramways grenoblois ? C'est la perspective étonnante qui semble se profiler. Pas très compatible avec la vitrine de laboratoire de la transition énergétique que cherche à se donner la ville ! © E. Fouvreaux

Au-delà, le prolongement de la ligne E de l'actuel terminus Louise Michel vers Pont de Claix s'inscrit désormais en pointillés... surtout après le stade Lesduigières. Le bouclage de la ligne D pour rejoindre la ligne A à Grand'Place semble oublié, tout comme la perspective d'une nouvelle ligne vers Meylan. Si le développement d'un véritable réseau cyclable est une nécessité, il ne peut constituer la seule véritable réalisation d'une municipalité qui se voudrait écologiquement vertueuse. Le projet de téléphérique urbain entre Fontaine et Saint Martin le Vinoux semble de plus en plus improbable, du moins pour une mise en service en 2023 : son financement reste hypothétique et son intérêt des plus discutables. En attendant, le trafic automobile dans Grenoble reste toujours aussi conséquent avec un air d'une qualité encore insuffisante.

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Grenoble - Cours Jean Jaurès - 28 décembre 2016 - Le terminus Louise Michel de la ligne E ne correspond pas à grand chose d'autre qu'une limite de capacité de financement. Son extension à Pont de Claix semble devenir hypothétique. © transporturbain

Seule nouveauté envisagée suite à une étude de TTK : le maillage du réseau de tramways. Venant de ce bureau d'études, comment aurait-il pu en être autrement ? Le projet envisage de passer d'un réseau de 5 lignes à un réseau de 8 lignes sur une logique de cadence probablement à 7 ou 8 minutes :

  • l'actuelle ligne A Fontaine - Echirolles serait dédoublée en 2 lignes T1 Fontaine - Echirolles centre et T2 Presqu'île - Flotibulle ;
  • l'actuelle ligne B Presqu'île - Gare de Gières deviendrait la ligne T3 ;
  • l'actuelle ligne D Les Taillées - Etienne Grappe serait prolongée vers Fontaine et deviendrait la ligne T4 ;
  • l'actuelle ligne C Seyssins - Gières Condillac  deviendrait la ligne T5 et serait renforcée entre Condillac et le cours Jean Jaurès par une nouvelle ligne T8 qui ferait terminus à Louise Michel ;
  • l'actuelle ligne E Le Fontanil - Louise Michel deviendrait la ligne T6 et serait renforcée entre Saint Egrève et le boulevard Jean Vallier par une nouvelle ligne T7 faisant terminus à Seyssinet-Pariset.

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C'est aussi l'occasion de (re-)lire le dossier de transporturbain proposant de nouvelles extensions du réseau grenoblois.

Enfin, nous ne pouvons pas passer à côté d'une dernière information : le retour du trolleybus à Grenoble ne semble pas à l'ordre du jour d'autant que le SMTC a largement engagé le renouvellement de la flotte d'autobus au GNV et la poursuite des acquisitions de bus hybrides : bref, pas de perches en vue...

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03 août 2017

Grenoble : 30 ans de tramways

Encore un anniversaire : celui des tramways nouvelle génération de Grenoble, dont la première ligne était mise en service le 3 août 1987. Suivant de près l'expérience nantaise, la capitale dauphinoise a été la première à réintroduire le tramway au coeur même des quartiers les plus centraux alors qu'à Nantes, il ne faisait que les tangenter. Piétonnisation partielle du centre-ville, nouvelle offre de transport et surtout arrivée de la deuxième version du TFS avec plancher bas partiel : une forte demande des élus locaux et des associations d'usagers, en avance sur les questions de commodité d'usage et d'accessibilité pour les personnes handicapées.

Désormais fort de 5 lignes, le réseau grenoblois est néanmoins appelé à connaître d'importants développements compte tenu de la forte pression du trafic routier dans une métropole fréquemment noyée sous la pollution.

Cet anniversaire est évidemment l'occasion de vous rappeler notre dossier sur les tramways de Grenoble !

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05 février 2017

Tramways de Grenoble : quels développements ?

Le tramway de Grenoble aura 30 ans cette année. Devenu une véritable institution dans une ville aux problèmes majeurs de pollution, il constitue le socle du réseau de transports en commun dans l'agglomération.

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Saint Martin le Vinoux  - 28 décembre 2016 - Non, le tramway n'a pas encore vidé la voie rapide qui relie Grenoble à l'autoroute à destination de Lyon. Avec 5 lignes, le tramway grenoblois est l'un des plus maillés de France. Quelles perspectives pour les 20 prochaines années ? © transporturbain

Doté de 5 lignes, le réseau devrait connaître de nouveaux développements d'ici 2025. C'est sur cette base que transporturbain s'est appuyé pour proposer de nouvelles réflexions pour une offre encore plus efficace dans une ville qui a un besoin urgent de se défaire de la domination de l'automobile dans les déplacements, même si les parts de marché des transports en commun et du vélo y sont peu plus élevées que la moyenne nationale. Ainsi, les nouvelles extensions du tramway permettraient de structurer encore plus fortement la politique d'urbanisme autour de ce réseau afin non seulement de maîtriser - certes un peu tardivement - l'étalement urbain mais aussi de contraindre l'usage de la voiture y compris dans le coeur de la ville.

A cette occasion, nous en avons profité pour mettre à jour et restructurer notre dossier historique. Bonne lecture !

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03 février 2016

Grenoble : un nouveau téléphérique ?

On connait déjà les "oeufs" du téléphérique de la Bastille. Cette fois, la vocation du projet de nouveau téléphérique grenoblois est plus axé sur les déplacements pendulaires. Sur une longueur de 3,7 km, il relierait en 15 minutes le terminus de la ligne A de Fontaine La Poya et la ligne E à la mairie de Saint Martin le Vinoux. Il comprendrait deux stations intermédiaires à Sassenage et dans le polygone scientifique. Son coût est estimé entre 54 et 60 M€ et le trafic potentiel de l'ordre de 5000 voyageurs par jour.

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En prenant un coût moyen de 57 M€, le coût kilométrique du projet ressort à 15,4 M€, voisin de celui du coût du tramway. Cependant, la voirie présente des lacunes entre la pointe du confluent de l'Isère et du Drac et Saint Martin le Vinoux puisque le pont accueillant la D531C ne donne accès qu'à la voie rapide (N481) imposant un long détour pour rejoindre la RN1075 sur laquelle circule la ligne E du tramway, ou l'emprunt d'un chemin et d'un pont sur les voies ferrées de la ligne Lyon - Grenoble, caractérisés par leur étroitesse et faible capacité.

Cependant, la question de l'organisation des correpondances avec le tramway reste posée pour intégrer ce projet de téléphérique dans l'offre de transports urbains. Aujourd'hui, le traitement de l'intermodalité entre les systèmes de transports urbains terrestres et les téléphériques reste à inventer...

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