Le comité syndical de Tisséo-Collectivités, l'ancien SMTC toulousain, a officialisé le 5 juillet le tracé de la troisième ligne de métro longue de 27 km, entre les gares de Colomiers et de Labège, baptisée Toulouse Aerospace Express. Le coût total du projet est évalué à 2,33 MM€.

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Cette nouvelle ligne, c'est un peu le Grand Paris Express transposé à Toulouse. D'abord par le tracé, qui contourne le centre de l'agglomération. Ensuite par le choix du tracé desservant les 3 sites d'emplois du groupe Airbus, la future cité des affaires à proximité de la gare Matabiau, et le "quartier européen de l'innovation" de Montaudran et Labège. D'après Tisseo, un emploi sur deux de la métropole serait desservi par ce métro.

Ce métro sera connecté au réseau ferroviaire : sur les 20 stations, 5 desserviront des gares : Colomiers et Labège évidemment, Matabiau au coeur de la ligne, mais aussi les stations de La Vache - Route de Launaguet et de Montaudran.

Tisso envisage des rames de 40 à 45 m, circulant sur une infrastructure en souterrain sur 60% du parcours et  une fréquentation de 200 000 voyageurs par jour à la mise en service, envisagée dès 2024, "en même temps que la LGV Bordeaux - Toulouse" s'empresse de rappeler le maire de Toulouse...

Le nouveau métro ne desservira pas l'aéroport, ce qui crée surprise et mécontentement, notamment de la part de la direction de l'aéroport. Tisseo annonce un "people moover" sur les infrastructures de la ligne T2 du tramway. Comprendre une navette de tramway entre la future station Jean Maga du métro et le terminal. Il faudra construire une station de plus sur le tramway pour assurer la correspondance.

Nul doute qu'il y aura une forte compétition du monde ferroviaire pour fournir les automatismes et le matériel roulant de cette nouvelle ligne qui, si elle semble d'inscrire dans un renforcement des transports en commun sur un territoire saturé et dont la croissance démographique reste soutenu, va tout de même consommer une grande partie des moyens mobilisables. D'ailleurs pour l'instant, les élus toulousains n'évoquent pas le financement : un point qui, en général, crée quelques discussions animées dans la ville rose...