L'annonce de retards sur la réalisation de nouvelles lignes ou d'extension de lignes existantes n'est pas l'apanage de la capitale. C'est aussi le cas à Lille où les travaux d'augmentation de capacité de la ligne 1 du VAL, transportant aujourd'hui 180 000 voyageurs par jour, accusent un retard de 2 ans. Plusieurs causes ont été mises en avant par la métropole lilloise. Sur le plan technique, il a fallu se résoudre à reprendre l'intégralité du pilotage automatique de la ligne pour l'exploiter avec des trains longs de 52 m, les reprises du système existant s'avérant difficiles vue l'ancienneté de la technologie actuellement utilisée. Sur le matériel roulant, l'état des rames VAL206 a été surestimé, les caisses et châssis ont vieilli et paient le prix du succès commercial.

Sur la conduite de chantier, les 230 entreprises mobilisées ne disposent que d'une fenêtre de 4 heures entre le dernier train du soir et le premier du matin pour installer leurs équipements et travailler. Enfin, l'évolution perpétuelle des normes à respecter constitue une fragilité supplémentaire, que d'autres projets en France subissent également.

Il faudra donc attendre 2019 pour augmenter la capacité de transport de la ligne 1 du réseau lillois, et par ricochet sur la ligne 2, censée récupérer des rames actuellement exploitées sur la ligne 1, qui recevra les nouveaux éléments à 4 caisses dont la construction a été confiée à Alstom.