"Pour Alstom, tramway rime avec La Rochelle". Le titre de cet article du quotidien économique Les Echos est assez intéressant, car il voisine avec un autre article "Avec T5 et T6, New Translohr tient sa vitrine". Alors qu'Alstom annonce qu'il proposera un produit tramway adapté à des agglomérations de 50 000 habitants, New Translohr, dans lequel Alstom est l'actionnaire principal, considère que son produit serait très adapté à une quarantaine de villes en France.

Le moins que l'on puisse dire est que la juxtaposition de ces deux articles pose la question des deux stratégies industrielles... et de la crédibilité du propos concernant la quarantaine de villes françaises potentiellement pertinentes pour le Translohr. Sachant qu'en 2016, pas moins de 25 villes françaises seront équipées de - vrais - tramways, on peine à voir la quarantaine de villes qui, tout d'un coup, trouveraient de l'intérêt dans un produit qui n'a réussi à démontrer que son surcoût, son impasse à court terme et son manque évident de fiabilité. La preuve : quelle ville a retenu le Translohr depuis 10 ans ? Les non-choix parisiens, pas du tout techniques mais entièrement politiques, étaient déjà faits. Angers, Dijon, Besançon, Aubagne, Avignon, Tours, Le Mans, Brest, Le Havre... Toutes ont retenues le vrai tram. Si elles étaient dans l'erreur, ça se saurait, non ?