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Strasbourg - Place de l'Homme de Fer - 30 janvier 2015 - Une quasi carte postale tant le site est connu des amateurs comme des professionnels : ou quand un réseau de tramways - et le design de son matériel roulant - incarnent une ville. © transporturbain

Strasbourg tient une place particulière dans l'histoire du tramway moderne, et plus précisément dans ce qu'on qualifie d'école française du tramway. Comme d'autres réseaux plus tard, Lyon ou Bordeaux, il a été au coeur d'un clivage politique fort au cours d'une élection municipale. En 1989, la campagne électorale portait notamment sur le débat entre VAL et tramway. Catherine Trautmann, qui soutenait ce dernier, remporta le scrutin et mit en mouvement une démarche alors nouvelle dans les politiques d'urbanisme, fondée sur une forte réduction de la présence de la voiture, la priorité aux transports en commun, aux cyclistes (nombreux en Alsace) et aux piétons. La mise en service de la première ligne en 1994 constitua un événement de portée nationale, qui inspira toutes les autres réalisations : il y a clairement un avant et un après Strasbourg.

Référence en matière d'insertion urbaine et de coordination entre le développement de la ville et l'offre de transports en commun, Strasbourg l'est aussi devenue dans le domaine de l'exploitation avec un réseau maillé comprenant 6 lignes, une situation pour l'instant unique en France, qui lui permet d'obtenir la part de marché la plus élevée hors Ile de France. Avec le prolongement à Kehl au printemps 2017, Strasbourg sera le premier réseau français à desservir un pays voisin.

Notre dossier consacré aux tramways strasbourgeois comprend 2 volets :

Chapitre 1 : la première époque, de 1877 à 1960

Chapitre 2 : le réseau actuel, depuis 1994