05 septembre 2017

Pau : des bus à hydrogène

C'est une première. Pour sa ligne de BHNS reliant la gare à l'hôpital, l'agglomération paloise va se doter de 8 bus articulés Van Hool Exquicity électriques, fonctionnant à l'hydrogène à l'aide d'une pile à combustible. Coût de cette acquisition : 18 M€ dont 13,5 M€ pour les véhicules et 4,5 M€ pour la station à hydrogène, avec une participation de 7 M€ de l'Union Européenne. Une nouvelle piste s'ouvre donc en matière de bus électriques autonomes.

Van Hool est associé à Engie, qui fournira l'hydrogène tandis que le britannique ITM Power fournira l'électrolyseur transformant l'hydrogène en électricité. Le véhicule devrait avoir une autonomie de 300 km compatible avec une journée de service. La recharge ne prendrait que 10 minutes.

Posté par ortferroviaire à 09:43 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

09 mars 2017

50 ans de bus articulés en France

Le 9 mars 1967, les transports en commun lyonnais - c'était encore le temps des Omnibus et Tramways Lyonnais même si les derniers tramways avaient disparu 10 ans auparavant - mettaient en service les 12 premiers autobus articulés destinés au service de la ligne 7 Perrache - Cusset, la plus importante du réseau. Jusqu'alors, 48 trolleybus VA3-B2 assuraient le service tant bien que mal dans une circulation grandissante, conduisant à la formation de trains de trolleybus. Après la sortie d'un prototype en 1963, les usines Berliet avaient conçu sur la base de leur autobus PH100 le PH12/180 d'une capacité annoncée de 180 places. Dès l'arrivée d'une seconde tranche de 24 véhicules, la ligne 7 était complètement convertie à l'autobus articulé, rapidement surnommé "bétaillère" par les lyonnais.

Lyon - Cours Franklin Roosevelt - 1978 - La bétaillère sur son territoire, quelques semaines avant la mise en service du métro qui allait lui succéder. Basée sur le PH100 conçu dans les années 1950, elle avait été dotée de la calandre de l'autobus standard PCMU : pas une grande réussite esthétique. Mais le PH12/180 reste dans l'histoire comme le pionnier. © J.H. Manara

Les PH12/180 furent retirés du service en 1978, à la mise en service du métro lyonnais. La même année, de nouveaux autobus articulés étaient mis en service à Dijon : les O305G HLZ, sur châssis Mercedes et avec une caisse Heuliez. La France avait pris du retard par rapport aux autres constructeurs en Europe. Il fallut attendre 1981 pour que RVI décline le PR100 en PR180. Par la suite, chaque autobus standard français, à l'exception notable du R312, fut décliné en version articulée.

Cependant, avec l'ouverture du marché européen, les réseaux français se sont intéressés aux productions autres que celles de la lignée RVI (devenue Irisbus puis Iveco Bus). Van Hool, Mercedes, Man, Scania et Solaris ont réussi à placer leurs produits sur les réseaux français.

A l'occasion du 50ème anniversaire de la mise en exploitation du premier bus articulé français, transporturbain vous propose cette rétrospective illustrée sur l'évolution des ces véhicules de grande capacité et la diversification des parcs par la percée de plus en plus nette des constructeurs européens.

17 juin 2016

Transport Public 2016 : le bus électrique s'impose

Cela se confirme, l'autobus électrique prend son envol : entre le congrès du GART l'an dernier, la courte exposition en marge de la COP21 à l'automne dernier devant la Tour Eiffel et l'édition 2016 de Transport Public Expo qui s'est déroulée du 14 au 16 juin dernier, les constructeurs se sont résolument engagés à miser sur le véhicule électrique de 12 m fonctionnant sur batteries. Bolloré, Heuiliez, Solaris, les chinoix BYD et Yutong étaient évidemment présents mais on retiendra aussi l'Exquicity de Van Hool, en version articulée de 18 m. Un véhicule dont la base est déjà connue (Mettis à Metz en version hybride et trolleybus à Genève), et dont l'aménagement tire profit de l'ensemble du volume disponible à bord. Plus d'informations dans notre reportage illustré.

Il est encore trop tôt pour savoir quels seront les futurs leaders du marché, ou pour évaluer la performance et la pertinence économique dans la durée de l'autobus électrique sur batterie.

Percée aussi assez nette du "people mover automatique", ces microbus électriques sans conducteurs : pour l'instant, ils demeurent encore au stade de l'expérimentation, et la question de leur positionnement dans l'offre de mobilité urbaine n'est pas encore totalement clarifiée.

En revanche, le mode ferroviaire apparaissait bien morose, avec l'accumulation de mauvaises nouvelles et d'interrogations demeurant sans réponse, tandis que la question du financement des transports publics se posait une nouvelle fois mais avec une acuité de plus en plus sensible par l'ampleur de la crise des ressources. Eviter les mesures tarifaires d'affichage, revoir les tarifications sociales au cas par cas et maîtriser les coûts d'exploitation en augmentant la vitesse commerciale : les recettes sont connues, mais leur mise en oeuvre se heurte souvent à des considérations politiques...

 

Posté par ortferroviaire à 20:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
20 juillet 2015

Spécial Autriche

Cet été, transporturbain vous propose une série de dossiers consacrés aux réseaux autrichiens :

Notez également que transportrail se met aussi à l'heure autrichienne cet été. Bonne lecture !

21 janvier 2014

Genève inaugure ses nouveaux trolleybus

Ce 21 janvier 2014 a été marqué par l'inauguration du premier des 33 nouveaux trolleybus articulés Van Hool Exquicity. C'est une première pour le constructeur, qui a déjà décliné sa nouvelle plateforme BHNS à Metz avec le projet Mettis, car cette fois-ci, c'est la version électrique qui est mise en service, dans un premier temps sur la ligne 3. Les Exquicity succèdent donc dans les commandes aux Swisstrolley : d'ailleurs, les TPG avaient surpris lors de l'attribution du marché au constructeur belge. Ils vont permettre la réforme des anciens trolleybus Saurer et NAW âgés aujourd'hui de 25 ans. L'investisseemnt atteint 29,5 M CHF.

trolley-geneve

Le nouveau venu et les deux séries appelées à disparaître : on notera que les TPG reviennent à l'orange pour la décoration de leurs véhicules, après avoir choisi sur les précédentes acquisitions le classique duo blanc et bleu.

L'Exquicity se caractérise par son poste de conduite séparé des espaces voyageurs avec la première porte décalée derrière l'essieu avant. Les deux portes présentes sur la caisse avant autorise la constitution d'une vaste plateforme à l'image de celles présentes sur les tramways. L'Exquicity genevois offre 127 places dont 41 assises.

La circulation hors réseau électrique est assurée par batteries et non plus par moteur Diesel fonctionnant en génératrice de courant. C'est une première sur le réseau genevois.

Cette inauguration montre que Genève continue de croire au trolleybus, même si le réseau s'intéresse au projet de "trolleybus sans fil" TOSA développé par Hess, et plus globalement aux transports publics électriques.

Posté par ortferroviaire à 20:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
04 juin 2013

UITP 2013 : le trolleybus réapparaît

Le Salon de l'Union Internationale des Transports Publics se tenait à Genève et a été l'occasion - une fois n'est pas coutume - de mettre en avant le trolleybus. Outre le désormais traditionnel Swisstrolley, Hess était venu avec TOSA, un prototype de trolleybus à captage ponctuel. L'essai réalisé entre l'aéroport et le parc des expositions de Genève n'est pas suffisant pour être conclusif : les performances constatées étaient modestes, peut-être dues au caractère prototype, alors que la traction électrique a pour avantage décisif la performance. Une ligne d'essai devrait demeurer jusqu'au salon de l'Auto l'année prochain.

Van Hool exposait son Exquicity, continuant la déclinaison de sa gamme BHNS déjà connue pour le Mettis de Metz, et puis un trolleybus était aussi exposé chez Stadler, qui viendrait sur le marché du transport urbain routier, au moins comme partenaire.

transporturbain vous propose son reportage sur le trolleybus à l'UITP, où il n'y avait pas de grande nouveauté en matière ferroviaire.

 

Posté par ortferroviaire à 15:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
25 juillet 2012

Genève préfère Exquicity au Swisstrolley

Genève a retenu l'offre de Van Hool avec la déclinaison électrique de son nouveau produit à haut niveau de service, l'Exquicity, qui, rappelons-le, roulera, en mode thermique, dans les rues de Metz, et en version électrique à Parme, en Italie.

Les TPG n'ont pas retenu la candidature de Hess et son Swisstrolley, semble-t-il en raison de certains constats sur des problèmes de fiabilité et de vieillissement des véhicules.

Ce choix a été opéré après l'essai d"un véhicule destiné à Parme sur le réseau de trolleybus genevois et d'un AG330T de Milan. Quelques images ici.

Parallèlement, les TPG participent à l'étude sur la technique du biberonnage, un système de recharge en ligne par lequel les véhicules rechargent des batteries aux arrêts. Une première expérimentation serait envisagée l'année prochaine sur la ligne 5 pendant le congrès de l'Union Internationale des Transports Publics. Retour en quelque sorte au gyrobus équipé d'un volant d'inertie stockant l'alimentation pour une distance de l'ordre de 5 à 6 km. Deux véhicules ont circulé de 1953 à 1960 à Yverdon les Bains, à Leopoldville dans l'ancien Congo Belge devenu République Démocratique du Congo, abandonné en 1959, et à Gand entre 1956 et 1959 : dans les trois cas, les insuffisances du système de stockage d'énergie n'étaient pas au point alors que la méthode de captage semblait, elle, plutôt au point.

Posté par ortferroviaire à 16:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,