25 juin 2019

Lyon : l'avenir des trolleybus sur le 6 en question

Alors qu'on attend toujours l'attribution du marché de 20 trolleybus articulés à recharge dynamique (In Motion Charging) pour équiper la ligne C13 Grange Blanche - Montessuy et augmenter sa capacité de transport, le SYTRAL lance un appel d'offres pour la fourniture de 5 trolleybus à gabarit réduit pour renouveler le parc des NMT222 équipant une ligne particulière du réseau lyonnais : le 6, aujourd'hui appelé S6, sur le parcours Hôtel de Ville - Place Croix Rousse par les petites rues de la colline des canuts.

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Lyon - Place Bellevue - 13 avril 2013 - Depuis 2000, les NMT222 assurent brillamment le service du 6. Ils ont été les premiers trolleybus modernes commandés à Lyon à la fin des années 1990, devançant les Cristalis. © transporturbain

Actuellement, le parc dédié à cette ligne comprend 7 véhicules mis en service en 2000. Un premier appel d'offres avait été lancé pour rénover 5 de ces véhicules et a été déclaré infructueux, amenant le SYTRAL à lancer une seconde procédure pour renouveler le parc... mais toujours en commandant 5 véhicules, sachant que le service en nécessite 4.

Il est tout de même assez étonnant que le projet de rénovation n'ait pas connu de suite car ces véhicules, construits par Hess avec MAN et Kiepe, pourraient encore continuer leur service et Kiepe est un spécialiste des équipements électriques pour trolleybus.

En outre, limiter le marché à 5 véhicules pose la question de la couverture réelle de l'exploitation, ne laissant qu'un seul trolleybus en  réserve pour la maintenance courante et les réparations accidentelles. Accessoirement, la piste d'un prolongement de la ligne sur le plateau croix-roussien, souvent évoquée avant l'opération Atoubus, serait un peu plus écartée encore.

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06 décembre 2018

Nantes : bientôt le nouveau Busway

Pour faire face à la saturation de la ligne 4, appelée Busway, entre la cathédrale de Nantes et le terminus de la porte de Vertou, la métropole nantaise a décidé de passer du bus articulé de 18 m et 110 places au bus bi-articulé de 24 m et 150 places... en ajoutant un volet supplémentaire : la traction électrique. Ces véhicules fournis par Hess avec une chaîne de traction conçue par ABB, dérivés du Swisstrolley, sont donc munis de batteries qui seront rechargées au dépôt, aux terminus et à certains arrêts par un dispositif de biberonnage rapide. Bref, Nantes adopte pour sa première ligne de BHNS le projet TOSA exploité à Genève sur la ligne 23.

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Présentation du e-Busway devant le château de la duchesse Anne. (cliché Nantes Métropole)

Le premier des 22 e-Busway est arrivé à Nantes. La mise en service de la flotte aura lieu au premier trimestre 2019. Les actuels autobus articulés fonctionnant au GNV seront ainsi remplacés après 12 années de service intensif sur une ligne dont la fréquentation a largement dépassé les prévisions avec près de 40 000 voyageurs par jour sur un parcours de seulement 7 km.

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23 octobre 2017

Swisstrolley : dossier mis à jour

L'électricité est assurément l'avenir de l'autobus, reste à savoir comment. Les industriels rivalisent de solutions pour concevoir des chaines de traction capables d'assurer une autonomie comparable à celle des autobus thermiques. La question des batteries est centrale, tout comme celle de leur rechargement. Dans les allées de Busworld à Courtrai, le bus électrique était quasiment incontournable sur tous les stands, faisant même son apparition dans le domaine de l'autocar, où toutefois les moteurs GNV font une progression spectaculaire faute d'autonomie suffisante en électricité pour couvrir tous les besoins

On croyait le trolleybus rangé sur les étagères de l'histoire. Cependant, la question de l'autonomie des autobus électriques, du coût de possession d'une technologie à batteries et le risque de dépendance à une technologie de captage (ce qu'on appellera non sans malice l'effet Translohr) peuvent remettre en lumière le trolleybus.

Hess et son Swisstrolley apparaissent en pointe sur le sujet, notamment par des partenariats de recherche avec des industriels électriciens et des universités. C'est l'occasion pour transporturbain de mettre à jour le dossier consacré à ce trolleybus et à ses évolutions, TOSA, le projet d'ABB qui sera mis en service à Genève dans les prochains mois, et au Swisstrolley Plus qui nous semble particulièrement porteur d'avenir par son interface totalement standardisé et éprouvé.

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05 juillet 2017

Nantes : le Busway roulera suisse

Victime de son succès, le Busway recevra l'année prochaîne ses nouveaux autobus plus capacitaires : 20 Light Tram électriques bi-articulés, longs de 24 m et offrant 150 places, remplaceront les Citaro G fonctionnant au GNV. La capacité sera ainsu accrue d'un tiers.

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Nantes - Place Foch - 24 novembre 2009 - Le Light Tram de Hess était déjà venu en essais en 2009 sur la ligne 4. Il sera donc engagé dès l'année prochaine pour augmenter la capacité de transport de cette ligne saturée. © S. Coïc

Ces autobus seront munis d'un dispositif de rechargement aux terminus et en ligne afin de limiter l'encombrement et le poids des batteries.

Cout de l'investissement : 43,2 M€ soit le prix d'un tramway classique de 32 m offrant 220 places... Mais cette enveloppe intègre aussi le cout des installations de rechargement des batteries. 

 

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20 janvier 2017

Suisse : un nouveau Swisstrolley à l'essai

Alors qu'en France, on évoque des "trams sans rails et sans fils", on promeut le bus électrique complètement autonome, en Suisse, on est beaucoup plus classique mais peut être aussi plus pragmatique et potentiellement plus efficace.

On connaissait déjà TOSA, expérimenté à Genève et qui va connaître sa première application commerciale sur ce réseau : un bus électrique à biberonnage en station, avec une autonomie complète d'environ 1200 m, développé par ABB et Hess. Un moyen de développer une solution de transport urbain électrique tout en d'affranchissant de lignes aériennes continues sur l'ensemble du parcours.

Cependant, Hess vient de présenter Swisstrolley Plus, capable de circuler hors lignes aériennes sur 30 km grâce à des batteries de grande capacité. Le véhicule conserve ses deux perches, pour utiliser les installations existantes, mais potentiellement, il n'a besoin de se recharger qu'au terminus. En conservant un système de captage compatible avec les équipements déjà présents, le Swisstrolley Plus constituerait une évolution "dans la continuité" du trolleybus, intéressant les réseaux déjà équipés.

L'autonomie annoncée de 30 km n'a rien de comparable aux 250 km promis pour les autobus électriques, mais au prix de batteries nombreuses, lourdes et au cycle de vie court. Le principe de recharge ponctuelle permet de diminuer l'encombrement et le poids des batteries donc d'améliorer le ratio poids / puissance. De quoi peut-être redonner un peu d'espoir aux amateurs de perches et de bifilaires, tout en conservant des principes largement connus et éprouvés depuis au moins 80 ans...

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11 janvier 2017

Un livre sur les trolleybus français

Au début des années 1980, René Courant et Pascal Béjui publiaient, aux Presses et Editions Ferroviaires, un ouvrage intitulé Les trolleybus français, en trois volets : la technique, les véhicules, les réseaux. Désormais daté et assez généraliste, un nouvel ouvrage était devenu nécessaire. Georges Muller, qui fut entre autres le père technique du tramway de Strasbourg, s'y était attelé.

Les trolleybus français en France et dans le monde (1900-2016) constitue la somme de 40 années de recherche sur ce mode de transport et les réseaux qui l'ont connu. L'ouvrage a été terminé juste avant la disparition en décembre dernier de son auteur.

L’ouvrage paraîtra le 14 avril 2017. Il est en souscription jusqu’au 28 février 2017 au prix promotionnel de 50 € port compris, auprès de Maquetrén - Apartado de correos 35102 - E-28080 Madrid, ou par e-mail (pedidos@maquetren.net). Le prix de l’ouvrage passera ensuite à 55 €.

A mettre absolument dans vos bibliothèques !

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22 juillet 2016

Genève : objectif 2018 pour TOSA

Les TPG, ABB et Hess ont signé le 15 juillet dernier les contrats relatifs au déploiement du TOSA sur la ligne 23 du réseau genevois, qui reliera à horizon 2018 Carouge à l'aéroport genevois. Les TPG vont donc acquérir 12 véhicules articulés de 18 m "Light Tram" de 133 places ainsi que 13 stations de recharge en ligne, 3 postes de charge au terminus et 4 postes pour les dépôts, pour un investissement total de 24 MCHF. L'Office fédéral de l'énergie a accordé une subvention de 3,4 MCHF pour ce projet. Les travaux de génie civil et d'installation des stations de recharge en ligne et aux terminus sont financés par le canton de Genève à hauteur de 15 MCHF.

http://cdn.phys.org/newman/gfx/news/hires/2014/tosabusespow.jpg

TOSA : exemple de station de recharge flash en 15 secondes (cliché X)

La ligne de 12 km sera parcourue en 50 minutes à l'heure de pointe avec une cadence aux 10 minutes. Les TPG attendent dans un premier temps 10 000 voyageurs par jour.

TOSA est le fruit d'unpartenariat public-privé réunissant les s (TPG), l’Office de Promotion des Industries et des Technologies, les Services industriels de Genève, ABB Sécheron SA et le Canton de Genève, dans l'objectif de réduire l'empreinte énergétique du transport public. Il est aussi le fruit d'une coopération avec les écoles d'ingénierie des universités de Genève et de Lausanne.

TOSA permet de recharger le véhicule en 15 secondes, c'est à dire pendant un arrêt commercial, en lui procurant 600 KW, soit une autonomie d'environ 1500 m, ce qui réduit le volume et la masse des batteries embarquées à bord du véhicule, tout en générant une économie d'énergie de 10% par rapport à un véhicule électrique sur batterie de grande autonomie, pénalisé par l'importante capacité de stockage. Le véhicule étant équipé du freinage électrique à récupération, les décélérations permettent de recharger les batteries en roulant, hors dispositif de biberonnage.

Les TPG estiment le gain énergétique à 410 000 litres de gasoil par an, et 1000 tonnes de CO². Autre vertu environnemental, le moindre niveau sonore : 60 dB en phase d'accélération jusqu'à 30 km/h, contre 70 dB pour un bus Diesel, soit une réduction du bruit de moitié. Ceci dit, le trolleybus permet aussi un tel gain.

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