Dans le petit monde des transports urbains français, Saint Etienne est une ville connue, puisqu'elle fut l'une des trois, avec Lille et Marseille, à ne pas abandonner complètement le tramway. Ce fut surtout la seule ville à conserver une ligne en plein centre-ville.

La survie du tramway stéphanois est le résultat de plusieurs arguments : l'important trafic, l'étroitesse de la voirie qui ne permettait pas le croisement d'autobus, le bilan économique de l'exploitation, qui était positif et, probablement, un attachement à ce mode de transport de la part des élus locaux à la fin des années 1950.

L'arrivée des motrices PCC en 1958, dérivées du modèle bruxellois, ne fit cependant guère école en dépit de la grande modernité de ce matériel par rapport à ce que les autres villes pouvaient connaître, même pour les plus chanceuses qui disposaient de trolleybus Vétra

Dans l'histoire du transport public urbain français, Saint Etienne mérite aussi une place de choix car elle fut aussi pionnière en matière de création de sites propres pour le tramway, à la faveur d'une opération de rénovation urbaine au début des années 1970. C'est aussi, avec Lille, le seul réseau à voie métrique, qui, contrairement à certaines légendes encore tenaces, n'est pas un choix au rabais...

Autant de bonnes raisons de consulter le dossier de transporturbain consacré aux tramways stéphanois, comprenant 3 chapitres :

Chapitre 1 : les premiers réseaux

Chapitre 2 : Saint Etienne, pionnière du tramway français moderne ?

Chapitre 3 : deux axes presque parallèles