13 avril 2016

Des Urbos3 XXL pour Budapest

Outre la production de 35 rames de 34 m destinées aux lignes 3, 17 et 19 du réseau de Budapest, CAF a également bénéficié de la commande de 12 tramways de très grande longueur pour renouveler son parc.

TRAMWAY BUDAPEST

Difficile d'entrer dans le cadre ! (photo CAF)

Après les Combino de Siemens, c'est au tour de l'Urbos3 d'être décliné en version 56 m, avec 9 caisses. Ces rames circuleront, comme les Combino, sur la plus fréquentée des ligne du réseau de Budapest, à savoir la ligne 1. Une option de 87 rames est en outre prévue.

Un tel matériel ne manquera pas de poser la question de la déclinaison encore plus longue, à 64 m, qui pourrait intéresser le T2 parisien en lui procurant un peu plus de capacité en récupérant la longueur perdue par les deux cabines se faisant face dans l'UM, soit environ une cinquantaine de places par circulation, ou encore 850 places par heure ?

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Nancy : le début de la fin pour le TVR ?

Caen a déjà engagé le processus de remplacement de son TVR mis en service en 2002. En 2019, un vrai tramway au roulement classique et sur deux rails le remplacera. Depuis, la question courait entre professionnels et amateurs : combien de temps Nancy pourra-t-elle tenir ? Pionnière du système developpé par hasard par Bombardier, Nancy essuya les plâtres et dût subir une année d'arrêt d'exploitation du fait de multiples accidents affectant la sécurité du système de guidage.

La ligne de TVR a été concédée jusqu'en 2022 mais elle est saturée : 65 000 voyageurs l'empruntent chaque jour pour une capacité nominale de 45 000. Il est donc temps de se poser les bonnes questions : Egis Rail a été missionné pour étudier les alternatives. Première piste envisagée, un vehicule routier de 24 m : un scénario a minima qui permettrait de se débarrasser enfin du TVR mais sans résoudre le problème de capacité, les mégales type Mettis ou les trolleybus biarticulés n'offrant aucune capacité supplémentaire. Seconde piste, évidemment, un tramway classique mais avec deux obstacles à chaque extrémité de la ligne. Côté Brabois, la pente est rude, et la rue n'offre pas de possibilité de site propre ni de rectification altimétrique. Côté Saint Max, il n'y a pas de site propre, la ville n'en avait pas voulu en son temps, ce qui impliquerait de reprendre les voiries. Le tramway entrainerait donc soit une correspondance s'il se concentrait sur la partie basse du tracé, soit l´acceptation de travaun supplémentaires pour créer le nouveau tracé montant sur l'hôpital de Brabois et le site propre à l'arrivee sur Essey.

Dire que tout ceci avait déjà été annoncé dès les origines du TVR par ceux qu'on qualifiait alors d'esprits rétrogrades ou d'oiseaux de mauvaises augures. Encore une fois, il n'est jamais bon d'avoir raison trop tôt...

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06 avril 2016

Limoges : pétition pour le trolleybus

Une pétition pour le maintien des trolleybus à Limoges a été lancée suite aux déclarations successives du maire de la ville, considérant l'inesthétique des lignes aériennes et privilégiant la filière des bus au gaz pour améliorer la performance énergétique du réseau urbain.

On suggérera au maire de Limoges de penser le sujet différemment en commençant par électrifier les lignes 8 et 10, parmi les plus importantes du réseau STCL et qui présentent des troncs communs dans le centre-ville mais aussi dans les faubourgs avec les lignes déjà exploitées en trolleybus. En revanche, il peut être intéressant d'étudier d'autres énergies pour des lignes de banlieue à caractère périurbain pour lesquelles le trolleybus n'est pas une solution économiquement viable, sauf pour quelques sections de lignes existantes à prolonger dans un système de rabattement périurbain vers le trolleybus, ce qui supposerait de compenser la rupture de charge par une amélioration des conditions de circulation des trolleybus pour en faire le socle d'un réseau de "THNS".

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31 mars 2016

Bordeaux se lance dans le BHNS

Aux côtés du tramway, la métropole bordelaise lance son premier projet de BHNS sur un axe de 21 km entre la gare Saint Jean et Saint Aubin du Médoc, complétant la desserte du cadran nord-ouest, qui bénéficiera également de la ligne D du tramway. Dans le centre de Bordeaux, la ligne empruntera les cours entre la gare et Mériadeck via la place de la Victoire, puis rejoindra les boulevards à hauteur de la barrière de Saint Médard.

Il subsiste plusieurs zones où le tracé reste à définir, plusieurs hypothèses étant encore étudiées.D'ores et déjà les secteurs de Saint Seurin et de Caudéran, les débats sont assez vifs et contradictoires : la dissociation d'itinéraires a autant d'adversaires que le tracé unique dans les deux sens, car le projet implique des réaménagements de voirie, des réductions de capacité de stationnement qui passent mal chez les riverains et les commerçants... ce qui n'est pas une surprise compte tenu des précédents bordelais.

L'objectif est de relier en une heure les deux terminus, procurant une vitesse moyenne assez élevée alors que le site propre intégral, avec priorité aux carrefours, n'est envisagé que sur la moitié du tracé. Le service devrait proposer une cadence de 5 minutes. La prévision de trafic fait état d'environ 50 000 voyageurs par jour à la mise en service, prévue en 2019.

Les stations seront munies de distributeurs de titres de transport afin de ne pas pénaliser les temps de stationnement : le niveau de service en station et à bord sera donc équivalent à celui du tramway. La métropole ne précise pas si la ligne sera exploitée par des véhicules de 18 m ou de 24 m, mais elle met en avant sur son site le Mettis de Metz. Qui plus est, le niveau de trafic semble requérir des véhicules de 24 m, ne serait-ce que pour intégrer la marge d'erreur généralement rencontrée.

Bordeaux Métropole annonce l'organisation de l'enquête publique dès la fin de cette année, afin d'obtenir la DUP avant les élections de l'année prochaine et ainsi commencer au plus tôt les travaux.

Dans la partie centrale, il semble cependant que le tramway aurait pu se justifier, notamment sur le cours de la Marne entre la place de la Victoire et la gare Saint Jean. A minima, le BHNS permettrait d'améliorer la liaison à une échéance plus rapprochée. Reste à franchir l'étape de l'enquête publique qui cristallisera comme d'habitude les oppositions...

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25 mars 2016

Karlsruhe : nouvelle commande chez Vossloh-Stadler

En 2011, le KVV, autorité organisatrice des transports, et ses deux exploitants VBK et AVG, signaient un contrat avec Vossloh pour la fourniture de rames de tram-train "monosystème". Les 25 rames alors commandées ont été livrées. Une deuxième tranche de 25 rames a été notifiée en 2015. Une troisième, de 25 rames également, vient d'être annoncée. Ces rames seront destinées aux lignes S1 et S11.

Stadler, qui a repris les activités ferroviaires de Vossloh en fin d'année 2015, profite de cette croissance externe pour ancrer plus en profondeur sa présence dans le marché européen des transports urbains.

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24 mars 2016

Montpellier : marche à blanc pour la ligne 4

C'est le 1er juillet qu'entrera en service l'extension de la ligne 4, achevant le bouclage de l'écussion central montpelliérain. La section située sur les boulevards Ledru-Rollin et Henri IV fait désormais l'objet des essais de marche à blanc précédant la mise en service. L'achèvement de la ligne 4 complètera le maillage du centre-ville et proposera des alternatives au passage par les points centraux de la Comédie et du Corum, afin de délester les lignes 1 et 2. A plus longue échéance, ce maillon ouest de la ligne 4 pourrait accueillir la nouvelle ligne 5, actuellement suspendue.

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Montpellier - Rue de la Blotière - 31 janvier 2016 - Parmi les passages les plus intéressants de cette courte extension, le passage sous la rue Foch, au pied de l'Arc de Triomphe, en remplacement d'une voirie routière. La station située à gauche du cliché proposera de jolis arrières-plans aux photographes ! © transporturbain

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23 mars 2016

Une crémaillère lyonnaise à Mulhouse

Avant la création du métro à Lyon, le funiculaire Croix-Paquet - Croix-Rousse avait été transformé en chemin de fer à crémaillère, première étape de son intégration au nouveau réseau. Le 8 décembre 1974, la nouvelle ligne était mise en service avec 2 motrices SLM-Winterthur. Le 2 mai 1978, le prolongement à Hôtel de ville procurait une correspondance avec la ligne A du métro. Devant l'affluence, une troisième motrice était commandée pour renforcer le service. Cependant, d'une capacité insuffisante, elles furent remplacées en 1984 par 5 rames MCL80, à l'occasion du prolongement à Cuire. Dès lors, les TCL se retrouvaient avec 3 motrices à crémaillère, sans usage.

MC3

La MC3 vue dans l'enceinte de l'atelier du tramway à Meyzieu. La préservation pendant plus de 25 ans dans l'enceinte des ateliers du métro a évité les dégradations. L'avenir est assurée pour cette motrice, photographiée par l'un de ceux qui a contribué à sa préservation. © X. Vuillermoz

L'une d'elles (la MC1) a été vendue à Alstom, utilisée statique sur son site de Petit-Forêt pour la base d'essais des nouveaux matériels. Les deux autres restaient dans les ateliers du métro lyonnais.

La MC3 vient d'être transférée à la Cité du train de Mulhouse, où elle sera prochainement exposée : une remise en lumière facilitée par la préservation à l'abri et sous bâches qui avait évité les dégradations. La MC2 rejoindra quant à elle le Chemin de fer touristique de Bon-repos. Ce transfert a été facilité par l'ouverture du SYTRAL et de Keolis Lyon, ne serait-ce que pour faire de la place dans les ateliers, et par la volonté de bénévoles qui ont voulu éviter à ces motrices d'être détruites. La Cité du train pourra donc présenter ce matériel atypique en France, qui plus est pour un usage urbain.

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11 mars 2016

Lausanne : voie libre pour le tramway

L'Office Fédéral des Transports a donné son feu vert à la réalisation de la première ligne du tramway de Lausanne entre Flon et la gare de Renens. La première étape, longue de 4,6 km, prévoit également l'aménagement de sites propres pour bus et trolleybus entre Prélaz-les-Roses et Saint François.

schema-directeur-lausanne

Ces deux projets concrétisent le schéma directeur de l'agglomération lausannoise, qui prévoit en outre la réalisation d'une troisième ligne de métro, en lien avec le projet, désormais engagé, de développement. Nous reviendrons sur ces projets dans un prochain dossier de transporturbain.

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09 mars 2016

Nantes poursuit sur le BHNS

Pionnière du tramway français moderne, Nantes a engagé depuis 2006 une politique de rénovation de l'offre bus destinée à redorer l'image de ce mode de transport et réduire l'écart de performance avec le tramway. Dix ans après ce tournant, le réseau nantais poursuit cette restructuration du réseau : plus d'efficacité sur les grands axes, plus d'attractivité et une maîtrise des coûts.

Busway : augmentation de capacité en vue

Première étape, la mise en service en novembre 2006 du Busway, la ligne 4 du réseau nantais, entre la cathédrale et la porte de Vertou avait montré la capacité de l'autobus à proposer un service de qualité comparable avec un effet comparable sur l'aménagement urbain. Le Busway nantais circule en effet en site propre quasi-intégral, dispose de stations comparables à celle du tramway (notamment avec la vente de titres à quai), d'une priorité absolue aux carrefours et d'une qualité d'accessibilité élevée.

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Nantes - Boulevard Charles de Gaulle - 29 février 2016 - Aménagement du Busway dans l'île de Nantes : sa création a permis de transformer une pénétrante autoroutière en boulevard urbain. © transporturbain

Après 10 ans d'exploitation, le succès est réel : avec 38 000 voyageurs par jour et 18 autobus articulés en ligne pour un effectif de 23, la ligne 4 est saturée au point que le débat sur l'abandon du tramway dès ses origines peut refaire surface. A l'heure de pointe, l'intervalle est de 2 min 45, impliquant des coûts d'exploitation importants, pour compenser la capacité insuffisante des autobus. Avec 110 places, les Citaro G fonctionnant au GNV n'arrivent plus à absorber le flux, d'autant que le développement urbain sur l'île de Beaulieu a renforcé la chalandise de la ligne.

Ainsi, en 2018, apparaîtront de nouveaux véhicules. L'appel d'offres prévoit des autobus bi-articulé de 24 m de long, offrant 150 places. La motorisation passera du gaz naturel à l'électricité. Il ne s'agira pas de bus hybrides mais bien de véhicules intégralement électriques : un trolleybus mais sans les lignes aériennes.

Le coût de l'opération est de 43,2 M€, coût intégrant l'acquisition du matériel roulant, l'adaptation des quais pour la réception de véhicules plus longs et en particulier le réaménagement du terminus de la place Foch, déjà mal aménagé : on se souvient que le 6 novembre 2006, le bus inaugural avait allègrement détruit la rampe d'accès au quai en bois en raison d'une étude de giration un peu trop optimiste...

Chronobus restructure le réseau

Initialement, Chronobus était un label concernant 3 lignes "courantes" (25 Gare de Chantenay - Ecole centrale, 32 Commerce - Bout des Landes, 86 La Chapelle sur Erdre - Bout des Pavés) , du réseau de bus nantais, désignant des itinéraires à cadence régulière et disposant de quelques aménagements de voirie faciliant la circulation des bus. Mis en place de 2003 à 2007, ce programme manquait cependant de cohésion compte tenu de la disparité de service sur les lignes.

En 2009, la SEMITAN restructure son réseau afin d'enrayer la chute du taux de couverture des charges par les recettes en supprimant des dessertes pas assez fréquentées et en misant sur les axes à fort potentiel. Sept lignes structurantes ont été définies et mises en oeuvre en deux étapes de réorganisation du réseau. Les lignes C1 à C4 ont été mises en service le 1er octobre 2012 et les lignes C5 à C7 le 26 août 2013. Ces 7 lignes totalisent 70 000 voyageurs par jour.

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Nantes - Rue du Calvaire - 29 février 2016 - La ligne C1, premier Chronobus "nouvelle génération" est dotée d'autobus articulés Heuliez GX427. Apparaissent également des GX437 hybrides. Sous le pare-brise, une "banane" est installée sur ces véhicules communs à l'ensemble du réseau lorsqu'ils assurent le service de ces lignes. © transporturbain

Les Chronobus partagent une charte visuelle avec une variante de livrée sur le matériel, un indice spécifique alphanumérique et un niveau de service, avec une fréquence de 5 à 8 minutes. Le niveau d'aménagement de voirie reste variable, en fonction des difficultés de circulation rencontrées en ligne. L'objectif est de rivaliser avec la voiture.

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Ainsi, la ligne C1 assure la liaison Haluchère - Place du Cirque en 20 minutes alors que le trajet moyen en voiture est de 24 minutes. La ligne C5 bénéficie d'un traitement particulier : elle circule à 90% en site propre, avec priorité au carrefour et des aménagements de voirie finalement assez proches de ceux du Busway avec 17 carrefours réaménagés pour assurer un passage prioritaire.

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Nantes - Boulevard Vincent Gâche - 29 février 2016 - La ligne C5 assure une liaison rapide entre l'île de Nantes et la gare SNCF. Elle circule à 90% en site propre intégral avec priorité aux carrefours selon des aménagements très comparables au Busway. © transporturbain

Trois nouvelles lignes ou extensions sont programmées par Nantes Métropole. La ligne C3 rejoindra Saint Herblain. La ligne C9 assurera une liaison de rabattement en rive gauche de Loire depuis le tramway Pirmil vers Basse Goulaine et St Sébastien sur Loire. La ligne C20 amorcera une première ligne de rocade labellisée entre l'Ecole Centrale et Chantenay, alors que les autres lignes Chronobus étaient jusqu'à présent des radiales.

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Programme général des aménagements de la ligne C9 (document Nantes Métropole)

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Le Mans : le BHNS après le tramway

La deuxième ligne de tramway du Mans s'est finalement limitée à une branche entre le centre-ville et le quartier Bellevue, délaissant la branche initialement envisagée vers Allones. Celle-ci a été reconvertie en BHNS, baptisé Tempo, mis en service le 20 février dernier. Longue de 7,2 km, la ligne T3 comprend 4 km de site propre. Elle dessert 14 stations entre la gare SNCF et Allones avec un temps de parcours de 24 minutes à une cadence de 8 minutes en semaine. Le service est assuré par 10 autobus articulés hybrides Iveco Créalis.

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Présentation aux journées du GART à Lyon du Créalis version mancelle pour Tempo. © transporturbain

Le BHNS trouve ici une application complémentaire au tramway, sur un axe dont le potentiel de trafic était encore loin de justifier ce mode de transport, mais qui ne pouvait plus se contenter de bus classiques. Un moyen également pour l'agglomération de poursuivre une politique d'amélioration de l'offre à moindre coût du fait de ressources tendues...

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