05 juillet 2016

Montpellier : la boucle est bouclée

Tant de fastes pour une si petite opération : le Premier Ministre est venu inaugurer le bouclage de la ligne 4 des tramways de Montpellier, qui désormais fait le tour de l'Ecusson central : 1200 m de voies nouvelles et 3 stations ont été créées à cette occasion. La ligne fait le tour du centre de la ville en 35 minutes avec 17 stations desservies toutes les 6 minutes.

Cette ligne est née de la rationalisation des tracés des lignes 2 et 3 pour accélérer l'accès au centre depuis les quartiers et communes périphériques. Apparue en même temps que la ligne 3, la ligne 4 se concentre sur des quartiers à moindre trafic, permettant de dissocier les flux, mais aussi, par la connexion des voies, de proposer des itinéraires bis aux lignes 1, 2 et 3 en cas de perturbation ou d'obstruction des tracés centraux, notamment sur la place de la Comédie.

De la sorte, Montpellier dispose d'une armature solide, quoique très densément exploitée, compatible avec de futurs développements du réseau.

Voir nos dossiers sur le réseau de tramways de Montpellier et nos réflexions sur ses possibilités de développement.

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Saint Etienne : CAF livre la première rame

Vendredi 1er juillet, le premier Urbos3 de Saint Etienne a été livré par CAF aux ateliers de la STAS de Saint Priest en Jarez. Pour CAF, c’est la troisième implantation de son tramway après Nantes et Besançon. C’est aussi le premier matériel à voie métrique destiné à un réseau français.  Elle sera en principe mise en service commercial en décembre prochain et les 15 autres rames commandées seront livrées d’ici la fin de l’année 2017.

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Première rame stéphanoise construite par CAF : les 16 unités sont prévues d'ici fin 2017. (cliché X)

La rénovation de 20 motrices existantes Alsthom-Vevey est confirmée, tandis que se poursuivent les études sur la réalisation d'une nouvelle section entre la gare Châteaucreux et la rue Bergson.

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22 juin 2016

Saint Malo : quand le bus prend la mer

L'histoire des transports en commun de Saint Malo est assez étonnante quoiqu'on y retrouve la plupart des ingrédients habituels des principales villes de France... mais dans un bassin urbain de taille nettement plus réduite :

  • un tramway à voie métrique, mis en service en 1889, sur une longueur de 7,3 km, d'abord en traction vapeur puis électrifié en 1927 ;
  • l'abandon du tramway en 1948 au profit du trolleybus par pénurie de moyens face à un réseau obsolète et endommagé par la guerre ;
  • le remplacement des trolleybus par des autobus en 1959.

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Saint Malo - Esplanade Saint Vincent - Vers 1910 - Pas moins de 4 remorques derrière la locomotive à vapeur sans foyer du tramway de Saint Malo à Cancale. Forte affluence de voitures de louage et autres fiacres profitant de l'éloignement de la gare et de la clientèle du casino et des bains de mer. A comparer avec la photo ci-après un siècle plus tard...

Plus insolite dans le domaine ferroviaire, un tramway Decauville à voie de 60 cm relia de 1896 à 1914 Saint Malo à Rothéneuf avant d'être victime d'un déficit chronique et du déclenchement de la guerre. Et pour finir dans ce registre, un service d'électrobus Lombard-Gérin a circulé entre 1906 et 1907 sur un itinéraire parallèle au tramway.

La ville est aujourd’hui desservie par un réseau d’autobus, exploité par Keolis, comprenant 4 lignes principales cadencées aux 20 minutes. S’y ajoutent une dizaine de lignes à moindre service assurant la desserte de l’agglomération, y compris de Cancale. En dépit de la taille de l’agglomération (83 000 habitants) et de son importante fréquentation touristique, le service du dimanche est des plus réduits. En outre, la gare, nettement excentrée (et en plus reculée de 260 m en 2005 pour l'arrivée du TGV), n'est pas desservie de façon commode car si les 4 lignes principales la desservent, seul la ligne circulaire assure la liaison directe dans le sens Remparts - Gare. Résultat, les voyageurs du train sont souvent contraints à 20 minutes de marche dans une zone industrialo-portuaire... surtout le dimanche, jour où l'offre est limitée à un bus par heure sur quelques lignes. Dommage dans une ville qui accueille près de 8 millions de touristes chaque année et qui mise sur les 3 allers-retours de TGV.

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Saint Malo - Esplanade Saint Vincent - 10 juin 2016 - Non non, ce n'est pas L'Etoile du Roy qui vous emmènera de Saint Malo à Dinard... mais vous pourrez le visiter ! Les autobus font leur terminus au même endroit que les tramways un siècle plus tôt. A comparer avec la carte postale ci-dessus, même si le casino n'a plus vraiment la même allure. © transporturbain

En revanche, plus étonnante est l'histoire de la liaison par bateau entre Saint Malo et Dinard. Les deux cités balnéaires touristiques, chacune dans leur style, sont reliées tous les jours de l'année depuis 1858. A l'époque, c'est un bateau à vapeur, La Ranche, qui était engagée par la Compagnie Fichet.

Le service de la compagnie Corsaire assure aujourd'hui la liaison en 10 minutes. En basse saison, un seul bateau assure un départ toutes les 40 minutes entre 7h et 20h. En haute saison, un second navire permet de doubler l’offre.

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Saint Malo - Cale de Dinard - 10 juin 2016 - Quand le transport urbain prend l'eau pour plus d'efficacité : pas besoin d'avoir le pied marin - du moins par temps calme - pour emprunter les navettes Saint Malo - Dinard ! © transporturbain

La voie d’eau (difficile de dire si elle est « fluviale » ou « maritime »… assurément un peu des deux) constitue en effet le moyen le plus rapide de relier les deux villes. Il faut en effet 22 minutes en voiture pour relier les deux villes, en faisant un important détour dans l’estuaire : le franchissement de la Rance s’effectue par la route départementale implantée sur le barrage de la célèbre usine marémotrice de production électrique.

Si la traversée est rapide, elle vous procurera un panorama remarquable sur la cité malouine (un de plus serait-on tenté de dire). Une petite croisière pour 7,70 € l’aller-retour, qui vous offrira aussi l’occasion de croiser une grande diversité de bateaux, du plus petit au plus grand : bateaux de pêche, de plaisance, navires de croisière, navettes de liaison vers les iles anglo-normandes…

Bref, un transport urbain « vivifiant » !

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Toulouse : L'Europe finance les études pour le métro

Dans le cadre du deuxième appel à projets du Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe, la Comission européenne a attribué 9,8 M€ de subvention aux études sur la troisième ligne de métro de Toulouse, éligible au titre de la connexion entre les modes ferroviaires et aériens. Cette aide représente 50% du coût des études, soit le taux maximal.Le projet franchit donc une nouvelle étape par le financement des études.

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17 juin 2016

Transport Public 2016 : le bus électrique s'impose

Cela se confirme, l'autobus électrique prend son envol : entre le congrès du GART l'an dernier, la courte exposition en marge de la COP21 à l'automne dernier devant la Tour Eiffel et l'édition 2016 de Transport Public Expo qui s'est déroulée du 14 au 16 juin dernier, les constructeurs se sont résolument engagés à miser sur le véhicule électrique de 12 m fonctionnant sur batteries. Bolloré, Heuiliez, Solaris, les chinoix BYD et Yutong étaient évidemment présents mais on retiendra aussi l'Exquicity de Van Hool, en version articulée de 18 m. Un véhicule dont la base est déjà connue (Mettis à Metz en version hybride et trolleybus à Genève), et dont l'aménagement tire profit de l'ensemble du volume disponible à bord. Plus d'informations dans notre reportage illustré.

Il est encore trop tôt pour savoir quels seront les futurs leaders du marché, ou pour évaluer la performance et la pertinence économique dans la durée de l'autobus électrique sur batterie.

Percée aussi assez nette du "people mover automatique", ces microbus électriques sans conducteurs : pour l'instant, ils demeurent encore au stade de l'expérimentation, et la question de leur positionnement dans l'offre de mobilité urbaine n'est pas encore totalement clarifiée.

En revanche, le mode ferroviaire apparaissait bien morose, avec l'accumulation de mauvaises nouvelles et d'interrogations demeurant sans réponse, tandis que la question du financement des transports publics se posait une nouvelle fois mais avec une acuité de plus en plus sensible par l'ampleur de la crise des ressources. Eviter les mesures tarifaires d'affichage, revoir les tarifications sociales au cas par cas et maîtriser les coûts d'exploitation en augmentant la vitesse commerciale : les recettes sont connues, mais leur mise en oeuvre se heurte souvent à des considérations politiques...

 

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31 mai 2016

Lucerne : 75 ans de trolleybus

Alors qu'un trolleybus bi-articulé du réseau VBL est prêté pour la semaine à Lyon pour essai, Lucerne célèbre en 2016 les 75 ans du trolleybus sur son réseau. Du 20 au 22 mai, des circulations exceptionnelles de matériel historique ont eu lieu et de nouvelles manifestations auront lieu les 10 et 11 décembre prochains.

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Le trolleybus historique n°25 préservé par le VBL a été engagé en service spécial sur le réseau durant les 3 journées historiques du mois de mai. © J. Marinier

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26 mai 2016

Lyon : des essais électriques

Les TCL vont essayer du 30 mai au 3 juin un trolleybus bi-articulé prêté par le réseau de Lucerne. Issu de la gamme Swisstrolley, ce Light Tram 3 d'une longueur de 24 m sera essayé sur différentes lignes pour évaluer l'aptitude d'un véhicule de 24 m à circuler sur les itinéraires électrifiés du réseau lyonnais. Il circulera sur les lignes C2 Part Dieu - Rillieux et C3 Saint Paul - Vaulx en Velin pour tester quelques zones "sensibles" : terminus Saint Paul, pont La Feuillée, place des Terreaux, montée des Soldats, place Foch à Caluire parmi les principales.

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Lucerne - Seebrucke - 19 novembre 2014 - C'est un Swisstrolley "Light Tram 3" comme celui-ci qui sera prochainement essayé sur le réseau lyonnais.© A. Knoerr

Pour la petite histoire, le modèle essayé en provenance de Lucerne, reprend l'esthétique frontale développée par Hess pour les véhicules articulés livrés à Limoges, qui avait souhaité une face aussi proche que possible de celle du Cristalis !

En outre, après la décision de ne pas donner de suites aux expérimentations de bus hybrides, des autobus électriques devraient être mis à l'épreuve sur le réseau durant l'été. Parmi les probables candidats : Solaris et Irizar, qui ont déjà fait des essais à Paris, Heuliez qui prépare une déclinaison de son GX337. Quant à Bolloré et son BlueBus, il est plutôt concentré sur la production des bus destinés à la RATP pour le test "grandeur nature" sur la ligne 341 Porte de Clignancourt - Mairie de Clichy - Place de l'Etoile.

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20 mai 2016

Karlsruhe : 12 tram-trains de plus pour Bombardier

La modernisation de la flotte de tram-train dans sa "mère patrie" se poursuit : après la commande de 75 rames monosystème à Vossloh, en deux tranches, l'AVG commande 12 rames supplémentaires à Bombardier, déjà titulaire d'une commande de 30 rames Flexity Swit passée en 2009 et déjà honorée.

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Quand la ministre enfume les transporteurs

En matière d'émissions de particules, la ministre de l'écologie joue un drôle de jeu. La radicalisation des propositions de Ségolène Royal sur la définition des véhicules à faibles émissions suscite la colère à peine voilée de l'ARF, du GART, de l'UTP et de la FNTV... c'est à dire des autorités organisatrices et des transporteurs.

En cause ? La nouvelle version du projet de décret d'application de la loi définissant les véhicules à faibles émissions écarterait les moteurs Diesel Euro6 pour les transports non urbains de voyageurs. Dit autrement, seraient considérées "propres" les autocars au GNV, hybrides ou électriques... du moins pour les autocars et autobus assurant un service public, puisque la mesure ne s'appliquerait pas aux services assurés aux risques et périls du transporteur, par exemple les Macron Express. Mais oui, mais oui, en France, on est capables de sortir "ça" ! Descartes s'en retourne dans sa tombe !

Mieux, dans les grandes agglomérations ayant un plan de protection de l'atmosphère, seuls les véhicules propres au sens du texte seraient admis dans les espaces protégés, alors même que la maturation technique du bus électrique est encore en cours, et que son cycle économique est loin d'être à la portée des collectivités. Même l'hybride fait question, ainsi qu'en a conclu le réseau lyonnais...

Autorités organisatrices et opérateurs enfoncent le clou en évoquant le besoin d'installations fixes pour le chargement des véhicules au GNV et électriques et de comparer leur coût au fonctionnement des services interurbains, pour lesquels le stationnement en journée et la nuit s'effectue parfois sur des places de villages, voire à proximité du domicile du conducteur de service. On imagine aisément la facture... d'autant plus que l'autocar au GNV reste anecdotique tandis que l'autocar hybride ou a fortiori électrique n'existe pas.

En voulant calquer le principe des autobus urbains qui rentrent au dépôt tous les soirs, voire en cours de journée, la ministre brille encore par son ignorance du domaine des transports...

Au fait, est-il franchement urgent de légiférer sur la performance énergétique du transport public ? Ne serait-il pas plus efficace du point de vue de la maîtrise de la consommation énergétique et de la réduction des gaz à effet de serre de mener une politique incitant à l'usage du transport public urbain, interurbain routier et ferroviaire ? Certes, c'est trop "terre à terre", bassement pragmatique... mais assurément plus efficace et surtout plus responsable !

On attend donc de voir ce que donnera le texte dans le domaine du transport urbain, car l'enjeu financier d'une conversion généralisée au GNV ou à l'électricité, avec des contraintes réglementaires que ne prévoit pas de supprimer la loi (vis à vis du GNV dans les dépôts en milieu urbain), et une incertitude sur le bilan technique et économique du bus électrique, promet de nouvelles joutes entre professionnels et irresponsables !

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19 mai 2016

Zurich commande 70 Flexity 2

Depuis plusieurs années, la signature d'un contrat entre le VBZ, exploitant du réseau de Zurich, et Bombardier, candidat pressenti, était retardée par des blocages de diverses natures. A l'origine, le VBZ envisageait d'attribuer une commande de nouveaux tramways à Bombardier, ce qui avait provoqué de fortes réactions de Stadler, également candidat, et faisant pression pour réexaminer les candidatures, espérant ainsi souffler le marché à Bombardier. L'affaire prit un tournant politique, entre la Ville et le Canton de Zurich, si bien que les conditions d'attribution du marché n'étaient pas réunies.

Bonne nouvelle, le feuilleton politico-industrielle qui anima - une fois n'est pas coutume -  la chronique zurichoise, a connu son épilogue hier. La commande a pu être officialisée : 70 rames Flexity 2, longues de 43 m, à voie métrique évidemment et au gabarit de 2,40 m, sont destinées à prendre la succession des deux premières séries de rames Tram2000 livrées à la fin des années 1970. D'une puissance de 660 KW, elles pourront circuler à une vitesse maximale de 70 km/h et transporter 276 voyageurs dont 90 assis, avec 8 portes dont 6 doubles et 2 simples. Les livraisons sont prévues entre 2018 et 2023. 

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Image de synthèse du futur matériel zurichois. On trouvera quelques analogies esthétiques de la face frontale avec les rames berlinoises. (document VBZ)

Autre nouvelle qui concerne les transports zurichois et plus particulièrement les tramways, dans la procédure de désignation de l'opérateur qui exploitera le tramway de la vallée de la Limmat, le ZVV a choisi l'offre du BDWM, exploitant du chemin de fer secondaire Dietikon - Bremgarten - Wolhen, au détriment de la SZU (exploitant des lignes de la vallée de la Sihl et de Uetliberg) et du VBZ, l'opérateur principal des tramways !

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