24 juin 2017

Marseille : le coup d'accélérateur pour les transports ?

Le retard de Marseille en matière de transports en commun n'est plus à démontrer. Le métro est sous-utilisé et n'a connu qu'un seul véritable prolongement au cours des 25 dernières années (de La Timone à La Fourragère). Le tramway a été relancé, mais deux des trois lignes quadrillent l'hypercentre de façon redondante avec le métro alors que la desserte des quartiers périphériques relève toujours de l'autobus tributaire des embarras de circulation et d'une capacité réduite.

Constitution d'un axe nord-sud en tramway

L'actuelle ligne T3 entre Arenc et la place Castellane constitue l'amorce d'une liaison nord-sud dont le premier développement concernera les quartiers sud entre la place Castellane et La Rouvière. Ce prolongement s'effectuera en deux temps : d'abord jusqu'au boulevard urbain sud puis ensuite à La Rouvière.

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Au nord, également deux phases pour l'extension du T3, d'abord d'Arenc à Capitaine Gèze, encore en superposition avec la ligne 2 du métro, puis au travers de La Madrague jusqu'au lycée Saint Exupéry. Il commence à être question d'une troisième phase jusqu'à la cité de La Castellane.

Le tramway aux Catalans et à la Belle de Mai ?

C'est un maillon du projet initial du nouveau tramway marseillais qui avait été l'objet de débats assez vifs, aboutissant finalement à sa mise au placard. La section entre la Préfecture et la place du Quatre Septembre réapparaît. La métropole marseillaise lance une consultation pour une étude de faisabilité de cette branche de 2100 m qui compterait pas moins de 5 stations (ça fait beaucoup !).

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Marseille - Boulevard Longchamp - 14 février 2014 - Le réseau de tramways marseillais devrait doubler de longueur et enfin assumer son rôle de complément au métro car pour l'instant, les deux modes présentent une redondance assez prononcée... © transporturbain

Cette nouvelle section pourrait amorcer la création d'une quatrième ligne : après l'utilisation des sections existantes sur la rue de Rome, la Canebière et le boulevard Longchamp, serait étudié un tracé par le boulevard National, passant sous la gare de Marseille Saint Charles pour desservir le projet urbain sur les anciennes casernes situées le long des voies ferrées de l'avant-gare et du raccordement de la Joliette. Le tramway pourrait ainsi desservir le quartier de la Belle de Mai.

Le métro à Saint Loup ?

C'est aussi un projet vieux d'au moins 30 ans : un peu plus de 4 km d'extension de la ligne 2 au-delà du terminus Sainte Marguerite Dromel sont envisagés à horizon 2025. Il pourrait suivre l'automatisation du réseau prévue en 2023 avec le renouvellement complet du matériel roulant.

Un téléphérique pour la Bonne Mère ?

Notre Dame de la Garde reste un haut lieu touristique marseillais et les conditions d'accès sont particulièrement difficiles. Les plus courageux le font à pied, mais la multiplication des autocars reste un problème non seulement de pollution mais aussi d'envahissement de l'espace public. Les transports en commun ne sont pas vraiment à la noce : les midibus de la ligne 60 sont bruyants, pas très capacitaires et s'époumonent sur ce parcours particulièrement escarpé, faisant regretter le temps où la ligne était exploitée en trolleybus !

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Marseille - Quai des Belges - 14 février 2014 - Un peu de répit sur les récents aménagements en site propre du Vieux Port, avant d'affronter les rues en pente de plus de 10% pour monter à la Bonne Mère. © transporturbain

Dans une ambiance toute marseillaise, le projet, dont le coût oscille selon la mairie entre 5 et 15 M€ selon les solutions, suscite nombre de commentaires. La majorité municipale porte une option courte entre la rive sud du Vieux Port et la basilique, alors que plusieurs élus d'opposition préconisent une liaison franchissant le Vieux Port et aboutissant du côté du MUCEM. Halte là, le maire de Marseille n'en veut pas ! Jean-Claude Gaudin avait déjà dit que la suppression des trolleybus rendrait le ciel bleu aux marseillais, et avec le téléphérique, il ne veut pas qu'on touche à la carte postale du Vieux Port (au fait, la "vraie" carte postale, c'est avec le pont transbordeur disparu pendant la guerre !).

http://www.suitegen.fr/genealogie/cartes/galleries/Carte-M/13-Bouches-du-Rhone/13-Marseille/13-Marseille-pont-transbordeur-1937.jpg

La vraie carte postale de Marseille et du Vieux Port, c'est avec le pont transbordeur et sa nacelle suspendue. Alors pourquoi pas un téléphérique ?

Pourtant, il faut bien admettre que le téléphérique urbain pourrait être ici pertinent et qu'une traversée du Vieux Port procurerait un panorama assez fantastique sur la ville et sur la mer pour rejoindre le MUCEM et la cathédrale de la Major ! Reste un "petit" détail : le Mistral, qui pourrait limiter le nombre de jours de fonctionnement du téléphérique...

Nos dossiers sur le métro et le tramway de Marseille (que nous allons prochainement actualiser).

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20 juin 2017

Le métro de Berlin

Suite du dossier de transporturbain consacré aux transports à Berlin avec la parution de notre étude sur le métro, en deux volets : l'histoire du réseau d'une part, et une analyse plus technique sur les stations, le matériel et l'exploitation.

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Berlin Friedrichshain - Station Kottbusser Tor - LIgne U8 - 21 septembre 2016 - Une rame série F74 à F92 sur la ligne U8 : les premières stations à grand gabarit ont conservé de la conception initiale des stations non seulement le quai central mais aussi la faible hauteur sous plafond, les stations étant situées à faible profondeur. © transporturbain

Né en 1902, son histoire est évidemment intense, reflet de celle de la ville. L'industrie électromécanique n'est pas étrangère à sa naissance : comme pour l'électrification des tramways, l'empire Siemens a fortement contribué à faire émerger la première ligne mais Berlin chercha rapidement à s'en émanciper, ce qui ne fut pas sans difficulté et ne put se résoudre qu'après la première guerre mondiale et l'unification administrative de Berlin. Les lignes Nord-Sud (tiens, comme à Paris...) ne se sont pas uniquement différenciées par leur orientation géographie ou par leur origine municipale, mais aussi par l'adoption d'un gabarit différent pour améliorer le confort et accroitre la capacité du réseau. Berlin fut la première ville dont le métro choisit de se dissocier en deux ensembles en fonction du gabarit et des modalités de captages du courant.

Puis ce fut la partition politique, après les mutilations de Berlin dans le drame de la deuxième guerre mondiale, avec deux orientations radicalement différentes. L'Est avait peu de métro et privilégia la S-Bahn, tandis que l'Ouest favorisa le développement du métro, marginalisant la S-Bahn et éliminant les tramways. Une fracture idéologique encore ancrée dans la structure du réseau puisque le métro reste nettement plus développé à l'ouest de la ville.

La suite vous attend dans ces nouvelles pages...

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15 juin 2017

Saint Etienne expérimente le tram fret

On en a déjà parlé dans les colonnes de transporturbain et nous y revenons car cette fois-ci, "ça y est" ! Le 13 juin au petit matin, la motrice Alsthom-Vevey n°913, sortie du roulement voyageurs, a été mise à disposition par la STAS pour l'expérimentation "Tram Fret", homologuée par le STRMTG.

Premier partenaire de l'opération : le groupe stéphanois Casino, évidemment. Ainsi, la 913 a assuré la livraison de palettes de boissons pour la supérette de la place Carnot. Le 14 juin, c'était au tour du magasin de la place du Peuple et ce matin, à nouveau celui de la place Carnot.

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14 juin 2017

Belgique : De Lijn confirme le marché pour CAF

Désigné candidat privilégié pour la négociation finale pour un marché de pas moins de 146 rames, le constructeur espagnol CAF dut faire face, ainsi que l'opérateur De Lijn, à un recours de Bombardier, faisant face à une nette réduction de l'activité dans son usines de Bruges. Des préoccupations bien connues en France également et qui s'avèrent décisives dans l'attribution des marchés.

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Anvers - Melkmarkt - 5 juin 2017 - La flotte de PCC exploitée par De Lijn subit un élagage régulier. A Gand, seules 6 motrices rénovées subsistent depuis l'arrivée des Flexity. A Anvers, seules les unités modernisées (portes et chaîne de traction) équipées du contrôle de vitesse pour les tunnels circulent encore. Le marché attribué à CAF signera la fin de ce matériel légendaire. © E. Fouvreaux

Le recours de Bombardier a contraint De Lijn et le gouvernement fédéral  flamand à réexaminer les offres. A la lumière d'une analyse sur le coût de possession, la proposition de CAF s'avérant inférieure de 5% à celle de Bombardier, il en a été conclu que la commande à CAF pouvait être confirmé pour un montant total de 294 M€ soit tout juste 2 M€ par rame de 32 m. Le matériel sera produit dans l'usine espagnole de Saragosse.

La première tranche du marché porte sur 24 éléments (56 M€) destinées à la ligne de la Côte (Kusttram) dont la dotation pourrait être portée à 62 unités dont 5 pour une éventuelle extension de la ligne à Veurne. Le réseau d'Anvers recevra 66 unités, ce qui mettra fin aux prestations des PCC, et Gand 18 unités pour les extensions du réseau.

De Lijn est en outre en négociation avec Bombardier pour la rénovation de 53 motrices Hermelijn, construites par Siemens entre 1999 et 2012 : ces opérations pourraient être assurées dans l'usine de Bruges.

Au passage, les dossiers sur les réseaux de Gand et d'Anvers sont en travaux pour mise à jour. Nous vous informerons de leur retour en ligne...

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12 juin 2017

Montpellier : une nouvelle politique des transports

C'est ce qu'on appelle un revirement de situation. Suite aux élections municipales de 2014, les projets de développement du réseau de tramways avaient connu un coup d'arrêt, touchant avant tout les études de la ligne 5.

La nouvelle métropole de Montpellier a présenté les grandes lignes de sa nouvelle vision de la mobilité sur son territoire. Objectif : desservir 92% de la population avec le réseau structurant, contre 51% actuellement.

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Montpellier - Rue Maguelone - 4 mai 2012 - Le succès du réseau n'est plus à démontrer. A elle seule, la ligne 1 transporte plus de 120 000 voyageurs par jour. Le réseau fait partie des modèles de conception et d'exploitation en France, au même titre que Strasbourg et Grenoble. L'arrivée d'une cinquième ligne devrait parachever le réseau urbain. A quand des tramways interurbains, en valorisant les emprises ferroviaires délaissées, pour proposer un report modal plus en amont ? © transporturbain

D'abord, la ligne 1 : le prolongement entre Odysseum et la gare Montpellier Sud France est acquis. D'un coût de 40 M€, l'arrivée du tramway donnera à cette gare une desserte fréquente... mais pas forcément rapide : compte tenu de sa position, il faudra quand même plus de 25 minutes pour atteindre la gare de Montpellier Saint Roch. Il faudra peut-être prévoir un ajustement de l'offre pour éviter d'envoyer tous les tramways de la ligne 1 à la nouvelle gare. Pas besoin d'avoir un tram toutes les 4 minutes pour 2 allers-retours TGV par jour !

Ensuite, la ligne 5. Son avenir politique est désormais conforté. Sur le plan technique, il faut encore clarifier le tracé, que ce soit au nord ou à l'ouest de la ville. Le principe de la liaison Clapiers - Lavérune est acté. Sur le plan financier, tout est encore à faire car le coût est estimé à 400 M€ : moins les collectivités ont de moyens, plus leurs projets de tramways sont chers !

La Métropole souligne que la Région annonce une participation de 2 M€ au projet, manière d'entretenir les "bonnes relations" entre personnalités politiques régionales de sensibilité politique différentes...

Les nouveautés portent à la fois sur la création de 3 lignes de BHNS sur une longueur cumulée de 50 km et le renforcement du maillage ferroviaire avec la création d'une gare nouvelle à Notre Dame de Sablassou, sur la commune de Castelnau le Lez. Située sur l'axe Avignon - Nîmes - Montpellier, elle proposera une correspondance avec la ligne 2 du tramway. Elle complètera la desserte du nord-est de l'agglomération, déjà renforcé par le récent pôle de Baillargues.

Le BHNS fait donc son entrée dans le cortège des projets montpelliérains avec 3 lignes dont une reprend un itinéraire un temps envisagé pour le tramway :

  • Place de l'Europe - Notre Dame de Sablassou, qui pourrait être prolongée à Castries, semblant mettre fin à la perspective d'une desserte par tramway sur l'emprise ferroviaire délaissée ;
  • la section ouest de la ligne circulaire La Ronde entre Castelnau (Charles de Gaulle) et Sabines, reliant deux stations de la ligne 2 du tramway ;
  • la ligne 6 entre le Peyrou (correspondances sur les lignes 4 et 5 du tramway) et Euromédecine

En complément, 4 lignes de bus de grande banlieue assureront la desserte suburbaine des principaux corridors de population de la métropole, afin d'atteindre l'objectif de 92% de la population touchée par le projet.

Côté tramway, l'absence des deux projets de tramways suburbains, vers Poussan et Castries, sur des infrastructures ferroviaires délaissées, semblent à l'écart de la réflexion. Dommage, d'autant plus qu'ils pourraient présenter un rapport coût / efficacité intéressant.

Notre dossier sur les tramways de Montpellier.

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25 mai 2017

Il faut un musée des transports urbains en France !

En mars dernier, l'AMTUIR, l'Association pour le Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux, a fêté ses 60 ans. Fondée en 1957 par de jeunes passionnés de tramways qui ne se résolvaient pas au démantèlement des réseaux, l'association a constitué une collection de tramways, trolleybus, autobus et omnibus hippomobiles des plus remarquables, non seulement par son abondance - ce qui peut être une contrainte - mais aussi par sa diversité et la présence de pièces symboliques : on citera par exemple une motrice Mékarski à air comprimé, les rares voitures parisiennes sauvées du démantèlement du réseau, un car Ripert ou encore la reconstitution du premier autobus parisien.

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Première pièce de la collection de l'AMTUIR, la motrice n°1 des Tramways Versaillais fait partie des véhicules hébergés à Chelles... en attendant une meilleure exposition dans un vrai musée vivant des transports urbains. © transporturbain

Ouvert en 1964 à Malakoff, occupant une partie du dépôt d'autobus de la RATP, transféré à Saint Mandé dans un dépôt vacant en 1972, le musée a officiellement fermé en 1998 lors de la vente de cet emplacement. Après l'échec du projet de Colombes en 2001 où la collection avait été transférée avec l'accord de la ville, les intentions de la municipalité de Chelles avaient redonné espoir, mais la conjoncture économique ne s'y prêtait pas, et le coût d'un musée consacré aux transports urbains est loin d'être négligeable. Près de 20 ans après la fermeture du musée de Saint Mandé (dont on entend encore parler), le musée est toujours, du point de vue du public, en sommeil et la collection n'est visible qu'aux Journées du Patrimoine, lors de la Nuit des Musées et pour les groupes sur rendez-vous.

Reste une collection, représentative de l'histoire des réseaux français. Alors que la plupart de nos voisins européens ont non pas un mais plusieurs musées, gérées soit par les réseaux, soit de façon totalement indépendante par des associations, la France n'est pas dans cette situation. Il y a localement des initiatives, comme l'AMITRAM en banlieue lilloise ou Standard 216 à Grenoble, mais la France n'a pas l'équivalent du MTUB bruxellois, de son homologue de La Haye, ou des musées allemands, suisses, autrichiens et encore moins britanniques : un musée vivant, dans lequel puissent circuler les véhicules préservés. Et c'est pourtant ce que mérite la collection de véhicules préservés par l'AMTUIR depuis 60 ans.

A la veille de l'édition 2017 de la Nuit des Musées, à laquelle l'AMTUIR participe, le nouveau dossier de transporturbain met en avant cette histoire et cette collection, en espérant qu'elle puisse être remise en lumière - et en activité - dans un musée ouvert au public de façon plus régulière.

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16 mai 2017

Lisbonne : les tramways du sud du Tage

Lisbonne en vedette aujourd'hui à transporturbain... Des idées pour vos vacances d'été ? Nous en avons !

Ah évidemment, ils n'ont pas le charme de leurs ainés de Lisbonne. Vous ne trouverez pas de parcours aux dénivelés vertigineux dans des rues étroites aux maisons typiques de la colline d'Alfama. Rien de tout ce qui fait la carte postale du réseau de la capitale du Portugal. Au contraire : un réseau moderne, mis en service voici 10 ans, aspetisé diront certains, exploité avec du matériel tout aussi moderne (mais le Combino Plus n'a connu qu'une brève carrière) dans un environnement comparable aux villes nouvelles françaises, avec un résultat en matière d'urbanisme assez comparable, notamment dans sa dépendance à l'automobile et au morcellement territorial.

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Almada - 27 mai 2014 - Il y a quand même quelques courbes et contre-courbes sur le réseau de la rive gauche du Tage. Et aussi quelques rampes. Mais il faut bien chercher ! Les Combino Plus ne sont donc pas trop sollicités ! © transporturbain

Mais la devise de transporturbain s'applique une fois de plus : "un amateur se doit de tout voir !". Aussi, nous vous invitons à parcourir notre nouveau dossier, consacré au réseau de tramways baptisé Métro Transportes do Sul... mais cela ne vous empêche pas de redécouvrir notre dossier sur le réseau de Lisbonne.

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Lisbonne veut reformater son métro

Enfévrier dernier, la gestion de Carris, l'exploitant du réseau de transports urbains (autobus, tramways, funiculaires et métro), assurée par l'Etat depuis 1975, a été reprise par la municipalité de Lisbonne, et assortie d'un plan d'investissements de 80 M€ à très court terme, notamment pour renouveler le parc d'autobus et amorcer la transition énergétique par l'achat de véhicules électriques. Il est aussi prévu de revoir le système tarifaire et d'engager une restructuration du réseau.

Ce reformatage concernera d'abord les autobus puis le métro. Moyennant la construction d'une courte section comprenant 2 nouvelles stations intermédiaires, la capitale du Portugal devrait transformer l'organisation de son métro d'ici 2022 avec la constitution d'une ligne circulaire intégrant la ligne verte et la partie centrale de la ligne jaune, dont la section nord récupèrerait l'actuel terminus de Teilheras. Le coût de cette opération est évalué à 216 M€, hors des travaux actuellement en cours pour autoriser des trains de 6 voitures sur la ligne verte. A ce titre, 33 rames supplémentaires devraient être réceptionnées.

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Autre opération envisagée, le prolongement de la ligne rouge de San Sebastiao vers Campo de Ourique, sur une longueur de 2 km pour un coût de l'ordre de 186 M€. Cependant, aucune décision n'a encore été formellement prise sur cette section.

En revanche, le devenir du réseau de tramways reste toujours incertain...quoique le prolongement de la ligne 15 à Santa Apolonia et la restauration de la ligne 24 entre la gare de Cais do Sodre et le centre commercial Amoreiras par le quartier de Rato soit esquissée par la municipalité.

C'est l'occasion de redécouvrir notre dossier sur les transports à Lisbonne.

(Merci à notre lecteur pour les informations qui ont permis de compléter cet article).

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14 mai 2017

Nancy : après le TVR, un nouveau réseau de tramways

Alors qu'à Caen, la page du TVR va bientôt se refermer, qu'en est-il à Nancy ? Doucement mais sûrement, la même perspective se dessine. Il y a eu finalement peu d'hésitations, d'autant que les problèmes récurrents sur le TVR - avec un nouvel incendie en février dernier - ont achevé de convaincre qu'il fallait tourner la page. Ce sera donc en 2022.

Il fallait toutefois clarifier un détail : comment franchir la côte de Brabois ? 12,5%, ce n'est pas rien et le sujet n'est pas tant dans la capacité à monter l'avenue Jean Jaurès que d'assurer de bonnes conditions de freinage sur une section qui aurait été de toute façon banalisée avec le trafic automobile. Comme nous l'avions suggeré, la solution qui devrait être entérinée est celle de l'avenue Leclerc, plus large, à la pente limitée à 8,5%, et avec la possibilité de mettre le tramway en site propre.

L'abandon du TVR devait être aussi l'occasion de penser à l'évolution du réseau, et c'est le cas. Ainsi, l'actuel tracé du TVR devrait être complété de branches pour améliorer le maillage de l'agglomération. Parmi les hypothèses déjà évoquées, la section depuis la station Vélodrome sur le boulevard de l'Europe jusqu'à la zone commerciale de Vandoeuvre semble tenir la corde. Il pourrait être question d'une nouvelle gare sur la ligne de Nancy à Pont Saint Vincent (qui allait jusqu'en décembre dernier jusqu'à Merrey, via Mirecourt et Vittel... une de perdue...) en déplacement la gare de Houdemont existante.

Cependant, l'arrivée d'un vrai tramway à Nancy (ce qui aurait dû être fait dès 2000, mais ne réécrivons pas l'histoire...) est assurément l'occasion de repenser le réseau structurant de l'agglomération nancéienne. On pensera évidemment à une branche vers Laxou, à une extension depuis Essey vers Seichamps, et dans le centre de Nancy, à la desserte du CHU Saint Julien.

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Caen : premiers travaux pour le tramway

Le TVR circule mais le début de la fin est proche : les travaux préliminaires à la construction du nouvel atelier de maintenance à Fleury sur Orne. Il accueillera les 23 rames commandées à Alstom et sera extensible à 40 places pour intégrer de nouvelles extensions et des renforcements de fréquence. Les travaux de dévoiement des réseaux ont également débuté sur les sections nouvelles du réseau. C'est à l'automne que débuteraient apparemment les chantiers de transformation du TVR, du côté de la Grâce de Dieu et l'arrêt d'exploitation définitif du TVR devrait être le "cadeau de Noël" des amateurs de tramways...

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