04 juin 2013

UITP 2013 : le trolleybus réapparaît

Le Salon de l'Union Internationale des Transports Publics se tenait à Genève et a été l'occasion - une fois n'est pas coutume - de mettre en avant le trolleybus. Outre le désormais traditionnel Swisstrolley, Hess était venu avec TOSA, un prototype de trolleybus à captage ponctuel. L'essai réalisé entre l'aéroport et le parc des expositions de Genève n'est pas suffisant pour être conclusif : les performances constatées étaient modestes, peut-être dues au caractère prototype, alors que la traction électrique a pour avantage décisif la performance. Une ligne d'essai devrait demeurer jusqu'au salon de l'Auto l'année prochain.

Van Hool exposait son Exquicity, continuant la déclinaison de sa gamme BHNS déjà connue pour le Mettis de Metz, et puis un trolleybus était aussi exposé chez Stadler, qui viendrait sur le marché du transport urbain routier, au moins comme partenaire.

transporturbain vous propose son reportage sur le trolleybus à l'UITP, où il n'y avait pas de grande nouveauté en matière ferroviaire.

 

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15 février 2013

Bologne se sépare de ses Civis trolleybus

Le réseau de trolleybus de Bologne comprend quatre lignes avec un effectif total de 56 trolleybus, des MAN Bussotto et des Solaris Trollino. Il comprend deux lignes radiales et deux lignes circulaires (intérieur et extérieur) mais dont seul le circulaire intérieur est assuré effectivement en trolleybus (quoique les installations soient prêtes). En effet, il faudrait 80 véhicules pour exploiter l'intégralité du réseau.

Une commande de 49 trolleybus Civis articulés, évolution du Cristalis avec guidage optique et conduite centrale, avait été passée entre l'exploitant du réseau de Bologne et Irisbus. La livraison s'est déroulée de juin 2008 à avril 2010.Elle devait permettre le remplacement des séries anciennes.

Suite à de longues procédures techniques et juridiques mettant en cause la conception du véhicule et les termes du contrat entre les deux parties, un accord a finalement été trouvé. Irisbus produira 49 trolleybus sur la base du Créalis Neo, le produit BHNS du constructeur, qui repose sur l'autobus Citélis, lequel découle de l'Agora... lui-même évolution du R312 conçu au début des années 1980.

Que deviendront les 49 Civis ? Puisque le Créalis Neo peut être développé en version trolleybus, d'autres réseaux ne seraient-ils pas intéressés ?

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16 décembre 2012

Premières motrices CAF à Nantes

Pour compléter son parc dans le cadre de la jonction des lignes 1 et 2 au nord de l'agglomération, le réseau nantais a passé commande de 12 nouvelles rames dont l'objectif était d'être le plus proche possible des Incentro, en service depuis 12 ans, et qui constituent certainement à ce jour le modèle de tramway le plus réussi des réseaux français : souples mais véloces, ces rames disposent de portes doubles à tous les accès, constituant un avantage décisif par rapport aux Citadis pour les échanges de voyageurs.

L'appel d'offres a désigné le constructeur espagnol CAF et son Urbos 3 dont c'est le première entrée sur le marché français, la seconde étant prévue dans deux ans à Besançon avec des rames de 24 m.

208275Nantes, cours Franklin Roosevelt - 14 novembre 2012 - Les Urbos 3 présentent une allure et un diagramme d'aménagement très proche des Incentro livrées par ADTranz (aujourd'hui Bombardier) livrées douze ans plus tôt. © Th. Assa

208345Nantes, rue Romain Rolland - 14 novembre 2012 - Les rames CAF circulent sur la ligne 1 qui dispose désormais d'une deuxième antenne, au nord, desservant le nouveau terminus Ranzay, qui à terme sera prolongé jusqu'au domaine universitaire afin de mailler les lignes 1 et 2 .© Th. Assa

Longues de 37,97 m, soit 1,20 m de plus que les Incentro, et larges de 2,40 m, les Urbos 3 nantais disposent d'une puissance totale de 590 kW. Leur vitesse maximale est de 70 km/h et elles offrent une accélération maximale de 1,1 m/s². En comparaison, les Incentro ne disposent que de 360 kW mais offrent les mêmes performances par une caisse légère en acier inoxydable et des équipements auxiliaires autonomes.

Les Urbos3 offrent 240 places dont 68 assises et disposent de six portes doubles d'une largeur de 1,30 m.

Nantes sera-t-elle une vitrine pour les productions de CAF qui ne déméritent pas ? Réponse dans les prochains marchés de matériel roulant...

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13 décembre 2012

Caen et Amiens font marché commun

Les agglomérations de Caen et d'Amiens ont décidé d'unir leurs efforts et de constituer, comme l'ont fait Brest et Dijon, une commande commune pour leurs projets, de tramways, de sorte à abaisser les coûts unitaires par l'effet d'une commande de plus grand volume. Ces deux villes envisagent d'acquérir au total une cinquantaine de rames. 

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16 novembre 2012

Alstom - Translohr : ambiguités

"Pour Alstom, tramway rime avec La Rochelle". Le titre de cet article du quotidien économique Les Echos est assez intéressant, car il voisine avec un autre article "Avec T5 et T6, New Translohr tient sa vitrine". Alors qu'Alstom annonce qu'il proposera un produit tramway adapté à des agglomérations de 50 000 habitants, New Translohr, dans lequel Alstom est l'actionnaire principal, considère que son produit serait très adapté à une quarantaine de villes en France.

Le moins que l'on puisse dire est que la juxtaposition de ces deux articles pose la question des deux stratégies industrielles... et de la crédibilité du propos concernant la quarantaine de villes françaises potentiellement pertinentes pour le Translohr. Sachant qu'en 2016, pas moins de 25 villes françaises seront équipées de - vrais - tramways, on peine à voir la quarantaine de villes qui, tout d'un coup, trouveraient de l'intérêt dans un produit qui n'a réussi à démontrer que son surcoût, son impasse à court terme et son manque évident de fiabilité. La preuve : quelle ville a retenu le Translohr depuis 10 ans ? Les non-choix parisiens, pas du tout techniques mais entièrement politiques, étaient déjà faits. Angers, Dijon, Besançon, Aubagne, Avignon, Tours, Le Mans, Brest, Le Havre... Toutes ont retenues le vrai tram. Si elles étaient dans l'erreur, ça se saurait, non ?

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06 octobre 2012

Bruxelles fête 60 ans de PCC sur son réseau

La STIB et le MTUB ont fêté le 60ème anniversaire de la mise en service des 7000, les premières PCC du réseau bruxellois. Ces motrices, dont les concepts ont été développés au début des années 1930, et ont véritablement révolutionné le tramway par leurs performances et leur confort. Retour sur cet anniversaire dans notre rubrique Culture.

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29 juin 2012

Alstom reprend Translohr

Le Tribunal de Grande Instance a donc confirmé la reprise pour 35 millions d'euros de l'activité "tramway sur pneus" de l'entreprise alsacienne.

On noterera - non sans amusement - que le nouveau ministre du redressement productif s'est félicité de la consolidation en France de cette technologie... à laquelle seul notre pays s'intéresse puisqu'aucun autre constructeur ne s'est lancé dans pareille aventure depuis que Bombardier a tiré les leçons du TVR.

Néanmoins, 20 villes françaises sont déjà équipées de tramways, et n'ont donc aucun intérêt - si ce n'est prendre un risque technologique majeur et dépense bien plus que de raison pour un produit moins performant d'autant qu'il est incompatible avec l'existant - à s'intéresser à ce produit. Quant aux autres villes, cinq ont déjà fait le choix du tramway classique et au-delà, le nombre de villes pouvant justifier un tramway commence à sérieusement se réduire...

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11 avril 2012

Alstom reprendrait Translohr

La presse économique indique qu'Alstom reprendrait 85% du capital de la division tramway de Lohr Industries. On sait que l'Etat a fortement pressé l'industriel pour ne pas voir disparaître cette entreprise alsacienne.

Préserver le site de production, oui. Le produit, c'est à voir : quel est l'intérêt d'Alstom d'intégrer dans sa gamme et de commercialiser un produit concurrent, mais dont l'infériorité technique, économique et commerciale est aujourd'hui connue de tous (sauf de ceux qui ne veulent pas le comprendre, par exemple à Paris et à Strasbourg), et peut par conséquent nuire à l'image des productions du groupe, alors que les Citadis bénéficient d'un niveau de satisfaction élevé de ses détenteurs ?

Bref, de la même façon que les lobbies automobiles et pétroliers avaeient dans l'entre deux guerres racheté les compagnies de tramway aux Etats Unis (mais aussi en France) pour mieux les supprimer, l'arrivée d'Alstom est-elle réellement un signal de pérennité pour le Translohr ? Pas sûr.

En revanche, Alstom pourrait avec cette opération prendre pied dans le projet Neoval puisqu'aujourd'hui, Lohr est en contrat avec Siemens pour le guidage et la constitution de la caisse.

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13 décembre 2011

Lohr vend sa division tramway

En recherche de liquidités à court terme, Lohr Industries s'apprête à mettre en vente sa division tramways pour redonner de l'air à cette entreprise qui, historiquement, construisait des porte-chars et des porte-autos pour le transport routier et le transport ferroviaire. Au début des années 2000, elle s'est lancée dans un concept de tramway sur pneus, et a remporté trois marchés en France (Clermont Ferrand, Paris T5 et T6), quatre en Italie et un en Chine.

Lohr a aussi assemblé les 12 rames Avanto du tram-train de Mulhouse, pour le compte de Siemens, avec lequel un partenariat a été développé pour le Neoval, qui reprend le système de guidage du Translohr.

Le produit n'a cependant pas percé et n'a pas réellement concurrencé les tramways iques conservant de solides atouts, que ce soit du point de vue économique, industriel (pas de dépendance technologique) voire sécuritaire. En dix-huit mois, les tramways sur pneus ont fait l'objet d'un rapport du Commissariat Général à l'environnement et au développement durable, d'un audit sur la maintenance et la sécurité à Clermont Ferrand après le déraillement de janvier dernier, et d'un rapport du Bureau Enquête Accidents sur l'incendie d'une rame en 2009.

Autant dire que les conditions pour un repreneur présentent quelques difficultés.

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05 octobre 2011

Quel avenir pour les TFS de Rouen ?

 Avec la prochaine livraison de Citadis, Rouen va procéder à l'augmentation de la capacité de son réseau de tramways, avec des rames de 43 m offrant 300 places en remplacement des TFS longs de 29 m et offrant 178 places.

040910_TFSpalais-de-justice1Rouen - Palais de Justice - 4 septembre 2010 - Une rame TFS sur la section souterraine du tramway, que les rouennais qualifient de métro... Les stations ont été heureusement prévues plus longues que les rames, ce qui permettra de recevoir les nouvelles unités longues de 43 m.  © transporturbain

Or les TFS rouennais ont été livrés en 1994 et la robustesse de ce matériel lui permet d'envisager une carrière de 40 ans. A l'heure actuelle, les perspectives de réutilisation de ce matériel sont limitées. Rouen n'a pas de projet de développement de tramways. Les autres villes disposant déjà d'un parc de TFS n'ont pas de besoin complémentaire : Nantes a une commande en cours chez CAF, Grenoble dispose d'un surparc de 15 rames destiné à la future ligne E et le contingent de 35 rames de la RATP lui permettra d'assurer le prolongement de T1 à Gennevilliers au printemps prochain, puisque seules 23 rames sont nécessaires au service de la ligne actuelle.

Tous les autres projets de tramways sont associés à une commande de matériel neuf : Brest, Dijon, Le Havre, Tours avec le Citadis d'Alstom ; Besançon avec l'Urbos3 de CAF. Les autres projets, à Aubagne, Avignon, Nîmes et Lens-Béthune ne semblent guère envisageables avec du matériel de réemploi, alors que ces agglomérations de taille et de moyens modestes pourraient trouver une piste d'économie au lancement du projet : on pensera notamment au projet de Lens-Béthune qui comprend une approche interurbaine où le TFS pourrait valoriser ses aptitudes avec ses bogies classiques propices aux vitesses élevées. Malheureusement, l'image des projets en serait impacté assez négativement.

Alors quelle autre piste ? L'export ?

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