25 décembre 2020

Mystères à Rome

En cette fin d’année, il nous a semblé intéressant de faire un écart de l’actualité et de nous plonger dans un mystère pour le moins sacré, oublié aujourd’hui mais qui continue dans le microcosme des passionnés de transports à faire parler dans les confessionnaux de la Cité Vaticane.

Le tramway du Vatican, avant la Papamobile

Rocca di Papa ! Voilà un nom qui ne vous dira peut-être pas grand-chose. Le Rocher du Pape est une très ancienne ville aux alentours de Rome qui appartenait jadis à la puissante famille des Colonna. Une forteresse y avait été construite, démantelée par le Pape Paul III au XVIe siècle.

Bien plus tard, à partir de 1903, était inauguré le réseau « Tranvie dei Castelli Romani » constitué de plusieurs lignes interurbaines de tramways desservant le sud de Rome jusqu’à Castel Gandolfo, résidence estivale du Pape, et Rocca di Papa. Les lignes étaient exploitées par plusieurs types de motrices dont des voitures à impériale.

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Difficile de trouver des illustrations de ce tramway : ci-dessus, le départ des lignes suburbaines, avec des voitures à impériale, à Termini, et la correspondance vers San Giuseppe, avec l'antenne de Rocca di Papa. (cliché X)

A l’une des extrémités, les tramways de la ligne de Rocca donnaient correspondance au Funiculaire de Rocca di Papa dit « Funicolare di Valle Oscura » ouvert en 1932 afin de permettre la montée vers le Rocher.

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La correspondance avec le funiculaire était des plus optimisées, avec un édicule et un abri communs, au terminus du tramway. Cette carte postale a été prise après la deuxième guerre mondiale, probablement dans les années 1950.

Tout ceci fut emporté décennie après décennie dans la tourmente de la suppression des réseaux de tramways et funiculaires : ce dernier ferma en 1963. La ligne de tramways de Rocca di Papa fut sacrifiée en décembre 1962. Ces lignes sont peu connues, conservent un mystère pour le moins religieux quant à ce qui avait prévalu à la fondation puis à la suppression.

Percer le mystère de Rocca di Papa

Nous avons jadis connu par ouï-dire ou personnellement deux passionnés dont l’un, romain, l’autre, français, se sont penchés sur la position de Vatican et de la Nonciature quant aux interventions possibles relatives au maintien des services. Cela pourrait paraître ésotérique mais le Vatican ne pouvait être indifférent à la disparition d’un symbole ferroviaire qui lui était propre ne serait-ce que par le nom : Papa !

Le Comte Giovanni della Motricella, représentant d’une grande famille romaine, très impliqué, qui avait ses entrées dans les mystères de la Cité papale, fervent défenseur des tramways, pour ne pas dire, pape du tramway lui-même, avait agi considérablement jusqu’à toucher à Leurs Saintetés Jean XXIII puis Paul VI. Si Paul VI, apparemment, ne s’est pas montré intéressé ayant les évolutions de Vatican-II à gérer alors, son prédécesseur Jean XXIII qui aurait eu un certain attachement pour la ligne de Rocca di Papa, avait tenté une discrète approche de la compagnie d’exploitation. Dans quelle mesure ? Nous n’en savons pas beaucoup. Que SS le Pape se mêle d’une affaire urbi et orbi romaine, en matière de tramway de surcroît, voilà qui était surprenant pour les autorités italiennes de Rome. Quelques bribes embarrassées nous sont parvenues mais sans grands détails quant aux réponses qui ont été, respectueusement à n’en pas douter, faites au Vatican. Jean XXIII mourut en juin 1963, après la suppression et Paul VI ne s’intéressa pas à l’affaire.

Des recherches ont été effectuées par un religieux séculier français, le Révérend Père Podmurges, dominicain de son état dans les années soixante qui, par souvenir de jeunesse lors d’une visite au Vatican, avait été marqué par la disparition de la ligne de Rocca di Papa et de son funiculaire. Autour de 1965, il a effectué des recherches au Vatican même, tentant de trouver des correspondances entre le Saint-Siège et le Ministère des Transports Italiens. Il serait tombé sur une recommandation des services techniques italiens, très embarrassés quant à une intervention du Vatican, de laisser traîner une affaire diplomatique atypique.

Le RP Podmurges, décédé aujourd’hui aurait aussi trouvé des traces écrites de la correspondance du Comte della Motricella, lui aussi disparu depuis plus de soixante ans, à des relations privées au Vatican vers 1958-1959.

Requête à Notre Dame des mystères de la substitution

Mais voilà : les Voies du Seigneur sont impénétrables ! Jusqu’à présent, nous n’en savons guère plus sur cette étrange affaire qui n’a rien de biblique, perdue dans les méandres des confessionnaux de Saint-Pierre et de la capitale italienne. Un enchevêtrement difficile à comprendre pour qui n’est pas versé dans les arcanes religieux du monde divin (ou diabolique, c’est selon) des tramways …

Si quelqu’un dispose ne serait-ce qu’une possibilité d’intercession divine pour faire la Lumière, qu’il soit béni et remercié par avance. Oserions-nous dire que Saint-Christophe lui en sera reconnaissant. En attendant, prions pour connaître le fin mot de cette ésotérique affaire...

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30 août 2020

Lecture d'été : Les transports urbains (M. Bigey - A. Schmider)

Publié en 1971 aux Editions Universitaires, ce petit livre d'une centaine de pages est intéressant à relire, tant pour se replonger dans le contexte de l'époque, et constater à quel point il était en rupture avec la pensée dominante en matière de politique des transports en ville, que pour mesurer les évolutions en quasiment 50 ans. La préface de l'économiste Alfred Sauvy vaut le détour et fixe d'emblée le cap de cet ouvrage de Michel Bigey (futur père du retour du tramway de Nantes) et Alain Schmider, dans lequel on voit poindre, sans le nommer, le tramway moderne (qui existait déjà... mais quasiment pas en France) et une réflexion très critique sur la propension française à plonger tête baissée dans les solutions technologiques, même quand elles sont déconnectées d'une approche pragmatique des besoins.

L'histoire étant souvent un éternel recommencement, il est toujours intéressant de prendre le temps de jeter un oeil dans le rétroviseur. Le papier a un peu jauni... mais les idées restent plus que jamais d'actualité, car le transport public reste toujours la proie de tentations contraires... qui peuvent changer de forme, mais dont les impacts sur leur fonctionnement reste globalement les mêmes.

L'ouvrage n'étant pas aisément trouvable, transporturbain ouvre sa bibliothèque et vous en propose une lecture commentée et illustrée.

20 octobre 2019

Le Puy : tramway d'hier, autobus d'aujourd'hui

Continuons notre série culturelle sur les anciens réseaux de tramways dans les petites villes françaises. Cette fois-ci, transporturbain vous emmène en Haute Loire. Le Puy en Velay, comme nombre de préfectures, a eu un tramway, symbole de progrès et de modernité à la fin du 19ème siècle. Né d'une initiative locale, il faut bien reconnaître qu'il eut bien du mal à faire recettes, car la ville est de petite taille. Si d'autres villes plus modestes encore en furent dotées, il faut bien admettre que ces petits réseaux s'appuyaient sur un tourisme naissant et parfois sur l'éloignement de la gare, ce qui n'est pas vraiment le cas du Puy.

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Le Puy - Boulevard Fayolle - 7 septembre 2019 - Deux Lion's City desservent le principal arrêt du réseau TUDIP au coeur de la cité. La ville essaie d'encourager la population des communes alentours à délaisser leur voiture, mais la capacité de stationnement dans le centre est importante et les conditions de circulation assez faciles. L'aménagement des correspondances entre les lignes facilite néanmoins les déplacements, ce qui est une qualité à signaler. © transporturbain

La faillite des tramways entraina l'absence de transports urbains dans la préfecture de Haute Loire pendant plus d'un demi-siècle puisque le réseau d'autobus a été créé en 1981. Réorganisé à l'été 2016, il s'appuie notamment sur la 3 lignes proposant un service proche d'une cadence à la demi-heure. Il est fortement articulé autour de la gare SNCF... dont la desserte est des plus limitées. En réalité, le pôle d'échanges qui y a été aménagé assure d'abord des correspondances entre les lignes urbaines et avec les autocars interurbains.

Notre nouveau dossier est en ligne : bonne lecture !

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05 juillet 2019

Colmar au temps des tramways

Reprenons le chemin de notre dossier consacré aux anciens réseaux de tramways dans les petites villes et partons pour Colmar, où il résista jusqu'en 1960, c'est à dire plutôt tardivement par rapport aux autres agglomérations de taille comparable. Né sous administration allemande, établi à voie métrique, le réseau de Colmar fut géré à partir de 1918 par les Usines Municipales de Colmar. Depuis 1960, le service de transport urbain est assuré par autobus, largement organisé autour de la gare. Il fut un temps question d'un retour du tramway mais la taille de l'agglomération apparaît tout de même modeste pour un tel investissement.

La suite dans le nouveau nouveau dossier de transporturbain.

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10 mai 2019

Bruxelles : festivités royales pour les 150 ans des tramways

Un menu exceptionnel

Inaguration royale pour les 5 jours de la Fête de l'Iris, largement consacrée cette année aux 150 ans du réseau de tramways de Bruxelles (auxquels il faudra que nous consacrions un dossier en complément de celui que nous vous proposons sur le métro). Le Roi des Belges était présent pour lancer l'exposition et le défilé de la quarantaine de véhicules. 

La journée du premier mai restera certainement dans les mémoires avec une foule nombreuse - environ 50 000 personnes selon la presse belge -  et enthousiaste le long du parcours des festivités. La cavalcade avec une trentaine de tramways du MTUB et de la STIB s'est déroulé entre la place Royale et la basilique Sainte Marie.

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Bruxelles - Place Royale - 5 mai 2019 - Toute l'évolution technique du tramway était représentée, y compris cette locomotive à vapeur venue musée du tramway vicinal de Thuin (ASVI). Construite par les usines Tubize, elle a été mise en 1888. © transporturbain

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Bruxelles - Place Royale - 4 mai 2019 - Continuons avec les vicinaux à voie métrique, avec la motrice type N n°10480 de 1954, matériel moderne qui assura le service interurbain, notamment autour de Bruxelles, jusqu'au milieu des années 1970. © transporturbain

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Bruxelles - Place de la Reine - 5 mai 2019 - La rame Flexity n°3150 a été pelliculée pour les 150 ans du tramway avec trois livrées différentes : le marron chocolat des Chemins de Fer Economiques, le vert des Tramways Bruxellois et le jaune historique de la STIB. © transporturbain

Qu'importe la météo, pourvu qu'on s'amuse !

Dimanche 5 mai, à partir de midi, les tramways du MTUB ont repris possession de l'axe Basilique Sainte Marie - Parc - Place Royale - Place Louise - Legrand pour des circulations publiques (plus ou moins arrosées) : l'affluence dans les différentes motrices, de 1895 à 1962 réchauffait l'ambiance polaire qui régnait sur la ville, et il faut saluer le courage des conducteurs des motrices les plus anciennes, soumis au froid et à la pluie (entre deux rayons de soleil).

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Bruxelles - Place Royale - 5 mai 2019 - La motrice n°346 de 1903 illustre l'électrification des réseaux de tramways. Motrice à deux essieux avec une disposition atypique comprenant, outre les deux plateformes ouvertes, un compartiment fermé de première classe et une partie ouverte de seconde classe. Les conducteurs ont vaillamment affronté les intempéries qui ont émaillé le week-end... © transporturbain

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Bruxelles - 5 mai 2019 - La motrice n°984 des Tramways Bruxellois de 1906 améliore - un peu - le confort des wattmen avec un pare-brise. Les voyageurs de seconde classe sont aussi abrités. Cette motrice a été restaurée dans son état d'origine puisqu'à partir de 1914, elle a revêtu la livrée jaune primerose. © transporturbain

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Bruxelles - Avenue Louise - 5 mai 2019 - Autre matériel emblématique, les motrices série 5000, arrivées en 1935 pour l'Exposition Internationale, incarnent le tournant de la modernité avec une caisse plus longue, reposant sur deux bogies, un receveur à poste fixe. Les portes pneumatiques sont arrivées ultérieurement. Elles ont circulé jusqu'en 1976. © transporturbain

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Bruxelles - Rue Royale - 5 mai 2019 - La modernisation du parc par la STIB fondée en 1954 a donné naissance à la série 9000 en 1960, réutilisant le châssis des motrices Standard de 1929-1933, sur lequel une nouvelle caisse proche des PCC a été montée... mais avec un important porte-à-faux générant un fâcheux mouvement de tangage. Il s'agit des premières motrices conçues pour le service à agent seul. © transporturbain

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Bruxelles - Rue Royale - 5 mai 2019 - Croisement de génération : la motrice n°1305 des TB, de la série livrée entre 1906 et 1914, croise l'icône de la modernisation du réseau dans les années 1950 avec la première série de PCC, les 7000, apparues en 1951 et ici illustrée dans la livrée au début des années 1990. Version belge du concept développé aux Etats Unis au début des années 1930, elles ont été révolutionnaire par leurs accélérations fulgurantes et leur extraordinaire qualité de roulement. © transporturbain.

Le roi dévoile la nouvelle génération de tramways

La nouveauté, c'est la présentation de la maquette grandeur nature de la nouvelle génération de Flexity, commandées à 182 exemplaires auprès de Bombardier, afin de renouveler le parc, notamment les PCC et probablement les 2000, série mal-aimée, quoique datant du début des années 1990, mais aujourd'hui insuffisamment capacitaires en plus d'être d'une fiabilité médiocre.

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Bruxelles - Place Royale - 5 mai 2019 - Evolution de style en apparence, mais les 3200 reposeront sur la version 2 du Flexity de Bombardier. Espérons que la qualité de roulement soit au moins équivalente à celle de la première génération (ex-Cityrunner). © transporturbain

Plus de photos dans ce dossier de transporturbain.

Bruxelles remporte le concours européen de conduite de tramway : quelle surprise !

Cet Eurovision des tramways se tenait samedi 4 mai sur la rue Royale, a été remporté par... la STIB dans la catégorie du concours général, mais le titre de meilleur conducteur a été décerné à Luxembourg, ce qui montre que l'ancienneté du réseau ne fait pas nécessairement la qualité de la conduite puisque la ligne du Grand Duché a été mise en service voici un peu plus d'un an.

La RATP, représentante française, se classe dans le peloton de queue, en 21ème position sur 25 candidats. D'après les équipes bruxelloises qui ont accompagné les parisiens en reconnaissance sur le réseau, ces derniers ont quelque peu pâli en voyant les conducteurs foncer à 50 km/h dans des rues étroites, avec peu de feux de signalisation, le tout en mélange parfois complet avec la circulation automobile.

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01 avril 2019

Du 1er au 5 mai, Bruxelles fête les 150 ans de ses tramways

Du 1er au 5 mai, Bruxelles va faire la fête à ses tramways à l’occasion de leur 150ème anniversaire. Il y aura principalement deux temps forts au cours des festivités.

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MTUB - 11 mai 2009 - Cheville ouvrière de cette séquence commémorative, le MTUB va mobiliser sa collection et ses bénévoles. Le musée s'installera une fois de plus dans la rue, comme il le fait régulièrement. © transporturbain

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MTUB - 25 mars 2012 - Les 30 ans du musée avaient aussi été l'occasion d'une belle journée, avec comme d'habitude une grande diversité de véhicules historiques engagés sur le réseau bruxellois. Un tel spectacle suscite en général la jalousie des amateurs français... © transporturbain

Mercredi 1er mai

  • De 11h à 14h, rue de la Régence (entre le Palais de Justice et la place Royale), exposition des 40 véhicules du cortège anniversaire ;
  • 14h : cortège officiel des 150 ans le long du parc de Bruxelles (rue Royale)
  • 16h15 à 19h : deux lignes historiques accessibles au public entre la place Royale et la basilique Sainte Marie d’une part et le carrefour Legrand d’autre part

Dimanche 5 mai

  • Circulation des tramways historiques sur le parcours Legrand – Sainte Marie, desservant un seul arrêt intermédiaire sur la place Royale.

Une exposition sur l’histoire et l’avenir des tramways sera organisée durant les 5 jours sur la place Royale intégrant la présentation de la maquette de la nouvelle génération de tramways, qui viendra notamment remplacer les dernières PCC.

Le Musée du Tramway Urbain Bruxellois sera fermé le mercredi 1er mai mais aussi le dimanche 5 mai, compte tenu de l’importante mobilisation pour les circulations sur le réseau. Bref, si vous voulez allez voir la voiture hippomobile n°7 de 1869, qui ne sera pas du cortège en raison de son grand âge, il faudra aller la voir le samedi.

A noter enfin le concours européen du meilleur conducteur de tramway, organisé par la STIB le samedi 4 mai, sur la rue Royale à hauteur du parc.

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11 août 2018

Le musée des tramways de Vienne

Vienne, comme tout grand réseau qui se respecte, dispose de son propre musée des transports urbains, situé dans un ancien dépôt du réseau. Sans fioritures ni prétentions, la collection est simplement exposée autour d'une muséographique technique et historique bien conçue pour l'ensemble des publics. Les tramways sont parfaitement entretenus, d'autant qu'ils sont tous en état de fonctionner.

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Véhicules en parfait état, présentés dans une chronologie simple et efficace. Ici, la 4301, version autrichienne des formations "deux pièces cuisine" formés de 2 motrices anciennes sur truck, recarrossées de façon moderne et réunies par une caisse suspendue. © transporturbain

A l'occasion d'un séjour autrichien, profitez-en ! transporturbain vous sert de guide touristique pour préparer votre visite avec ce nouveau dossier Culture et patrimoine. Vous pouvez aussi retrouver nos dossiers sur le métro et les tramways de la capitale autrichienne.

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29 juin 2018

Saint Malo au temps des tramways

Puisque les vacances approchent, voici l'occasion de mêler tourisme, culture, patrimoine et histoire des transports urbains. Le développement des activités balnéaires à Saint Malo a favorisé l'apparition de tramways dans la cité corsaire de façon quelque peu désordonnée puisqu'on vit apparaître une ligne urbaine, un réseau départemental et une ligne à voie de 0,60 m à l'existence néanmoins éphémère. Moins connu, il y eut même de façon très éphémère un service d'électrobus, ancêtre du trolleybus, mode de transport qui relaya très furtivement le tramway avant d'être à son tour balayé par l'autobus et surtout la voiture particulière.

Dans ce nouveau dossier de transporturbain, nous nous sommes aussi intéressés à la liaison maritime reliant Saint Malo à Dinard dont on peut considérer qu'elle concourt elle aussi à la desserte urbaine, venant efficacement compenser le détour liée à l'estuaire qui sépare les deux villes.

D'ailleurs, le réseau urbain fait peau neuve, toujours avec Keolis comme délégataire, et rejoint les grandes agglomérations dans le système de billétique régionale Korrigo, ce qui devrait faciliter la combinaison intermodale, notamment avec le train.

Bon voyage !

 

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03 mai 2018

Cherbourg : tramway jadis, BHNS demain ?

La cité portuaire du Cotentin, avec sa célèbre rade et ses parapluies (pas toujours de sortie), envisage l'amélioration de son réseau de bus par la création d'un BHNS entre Tourlaville et Querqueville par la gare et les rues centrales, sur un tracé qui n'est pas sans rappeler celui de l'ancien tramway exploité de 1896 à 1944, disparu dans les bombardements de juin 1944. D'un coût de 36 M€, le projet ne fait pas l'unanimité, loin de là. S'il est vrai que la circulation n'est pas particulièrement difficile, Cherbourg est un bon exemple d'agglomération dans laquelle le stationnement en zone centrale est loin d'être saturé et où la vitalité commerciale du centre-ville pâtit du développement des centres commerciaux en périphérie et même en coeur de ville, face à la gare. Les transports en commun y jouent un rôle d'autant plus déterminant pour préserver et relancer une dynamique économique et tout simplement parce qu'ils ne sauraient être cantonnés à une clientèle captive de scolaires et de personnes non motorisées.

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Cherbourg - Quai Alexandre III - 26 mai 2017 - Un cliché pour casser l'image d'une ville pluvieuse et froide conférée par les bulletins météorologiques de la télévision : grand ciel bleu et pleine lumière pour ce GX117L sur la ligne 2. Le quai du bassin du Commerce devrait être réaménagé pour améliorer la circulation des bus et celle des piétons qui ont un peu du mal à franchir le carrefour de la gare... © transporturbain

L'actuel réseau comprend 8 lignes régulières dont 4 principales, et de nombreux services à la demande. Les 5 anciennes communes regroupées dans la commune nouvelle de Cherbourg en Cotentin disposent au total de 391 points d'arrêts. Le service est principalement assuré par 35 véhicules, dont 10 GX317, 17 GX327, 8 Citaro C2, complétés par 5 bus articulés, dont 2 Agora L acquis en seconde main auprès de la RATP, un auprès du réseau de Saint Nazaire et 2 Citélis 18 arrivés également de Loire-Atlantique. S'y ajoutent 6 minibus pour les services à la demande. Le trafic annuel est de l'ordre de 6,5 millions de voyageurs.

transporturbain vous propose ce nouveau dossier dans notre série consacrée aux petites villes qui étaient jadis desservies par un tramway.

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18 février 2018

Quand le tramway allait au Touquet

Misant sur sa proximité géographique avec Paris (deuxième distance la plus faible entre Notre Dame et les côtes de la Manche), Le Touquet profita de l'arrivée du chemin de fer sur la côte d'Opale pour développer une activité de tourisme balnéaire qui lui a donné son allure assez atypique. Cependant, le train passe à Etaples, et non au Touquet, et ce hiatus fut comblé par la création d'un tramway, sur lequel se penche le nouveau dossier Culture et Patrimoine de transporturbain.

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