Le réseau de tramways de Bordeaux est un succès... et même plus, au point qu'il est victime de saturation et, conséquence logique, sa vitesse commerciale s'en ressent du fait de l'allongement des temps d'échanges en station. Malgré le renforcement de la desserte avec la création de terminus partiels, procurant une capacité importante avec un intervalle de 2 min 30 dans l'hypercentre, le tramway est considéré aux limites de ses possibilités. Est-ce si vrai que cela ?

Pour transporturbain, les problèmes du tramway bordelais sont d'abord liés à la configuration du réseau, uniquement radiale. Les trois lignes se croisent dans un triangle formé par la porte de Bourgogne (lignes A et C), l'esplanade des Quinconces (lignes B et C) et la place Pey-Berland (lignes A et B). L'arrivée de la ligne D cette année ne changera pas grand-chose à l'architecture du réseau puisqu'elle arrivera aux Quinconces et empruntera les voies de la ligne C jusqu'au terminus intermédiaire Carle-Vernet, afin d'assurer une liaison directe avec la gare Saint Jean.

Pour en savoir plus :