Après avoir mis en service une première ligne de tramway, Brest inaugurait aujourd'hui le premier téléphérique urbain de France, franchissant la Penfeld. Certains diront "et les oeufs de Grenoble ?" Soit... mais le téléphérique breton s'inscrit résolument dans le réseau de transports en commun brestois, accessible avec les mêmes titres de transport que les autobus et tramways de l'agglomération.

http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2016/11/19/brest-tout-sur-le-lancement-du-telepherique-des-capucins.jpg?itok=MvxdtCsw

Surplombant l'estuaire à 65 m de hauteur, le téléphérique de Brest offrira un panorama exceptionnel sur la rade et la ville. Un moyen de transport et assurément un attrait touristique. (cliché X)

Pour l'inauguration de cette première nationale, il fallait un représentant du gouvernement et c'est la ministre de l'écologie qui a fait le voyage. Il fallait aussi une manifestation : ce fut celle des pompiers qui protestaient contre la suppression de leur restaurent professionnel... et qui ont coupé le courant alimentant le téléphérique pendant près de 2 heures. La tradition "inauguration = perturbation" n'a pas été oubliée. On s'en serait bien passé...

A 65 m de hauteur, le téléphérique brestois relie le quartier des Capucins au centre-ville. Les deux nacelles ont une capacité de 65 places. Il fonctionnera tous les jours de 7h30 à 0h30... sauf si le vent dépasse les 100 km/h. La prévision de trafic fait état de 1850 voyageurs par jour. Le coût du téléphérique atteint 19,5 M€ : il aurait fallu dépenser 30 M€ pour réaliser un nouveau pont.

Les cabines sont largement vitrées mais un système d'opacification a été installé pour limiter les effets de voisinage vis à vis des immeubles d'habitation. En revanche, le sol des cabines comprend un hublot.