Cela se confirme, l'autobus électrique prend son envol : entre le congrès du GART l'an dernier, la courte exposition en marge de la COP21 à l'automne dernier devant la Tour Eiffel et l'édition 2016 de Transport Public Expo qui s'est déroulée du 14 au 16 juin dernier, les constructeurs se sont résolument engagés à miser sur le véhicule électrique de 12 m fonctionnant sur batteries. Bolloré, Heuiliez, Solaris, les chinoix BYD et Yutong étaient évidemment présents mais on retiendra aussi l'Exquicity de Van Hool, en version articulée de 18 m. Un véhicule dont la base est déjà connue (Mettis à Metz en version hybride et trolleybus à Genève), et dont l'aménagement tire profit de l'ensemble du volume disponible à bord. Plus d'informations dans notre reportage illustré.

Il est encore trop tôt pour savoir quels seront les futurs leaders du marché, ou pour évaluer la performance et la pertinence économique dans la durée de l'autobus électrique sur batterie.

Percée aussi assez nette du "people mover automatique", ces microbus électriques sans conducteurs : pour l'instant, ils demeurent encore au stade de l'expérimentation, et la question de leur positionnement dans l'offre de mobilité urbaine n'est pas encore totalement clarifiée.

En revanche, le mode ferroviaire apparaissait bien morose, avec l'accumulation de mauvaises nouvelles et d'interrogations demeurant sans réponse, tandis que la question du financement des transports publics se posait une nouvelle fois mais avec une acuité de plus en plus sensible par l'ampleur de la crise des ressources. Eviter les mesures tarifaires d'affichage, revoir les tarifications sociales au cas par cas et maîtriser les coûts d'exploitation en augmentant la vitesse commerciale : les recettes sont connues, mais leur mise en oeuvre se heurte souvent à des considérations politiques...