Réputé pour l'excellente qualité de son réseau de transports en commun, l'agglomération bâloise doit cependant faire face à une dégradation de l'état des voies du réseau de tramways sur plusieurs sections, faute d'investissements au cours de la période 1985-2000 et d'une augmentation soutenue du trafic. Depuis, un rattrapage a été engagé, mais l'effort doit être amplifié dans les 7 prochaines années car l'audit du réseau a démontré que l'usure avancée des voies concernait pas moins de 62% du kilométrage du réseau.

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Bâle - Aeschenplatz - 30 mai 2009 - Un plan de voies complexe comprenant de multiples aiguillages et croisements et un trafic de plus en plus dense : les voies du réseau bâlois vont connaître 7 années de travaux plus intenses. © transporturbain

Il concernera notamment des sections centrales du réseau, les plus critiques car les plus densément circulées, et parfois les plus complexes du fait de la densité du maillage. Ainsi par exemple, les voies datent de 1956 devant l'hôtel de ville d'Allshwil, obligeant le BVB à appliquer un ralentissement ponctuel à 10 km/h sur une centaine de mètres présentant des signes avancés de fatigue. Ces opérations d'assainissement des voies seront associés à des travaux de rénovation des installations des réseaux publics souterrains. Trois chantiers ont été lancés cet été, profitant de la période de moindre trafic.

Par ailleurs, l'extension de la ligne 3 à Saint Louis est entrée en phase de réalisation avec les premiers travaux préliminaires côté français. Ils sont prévus dans l'automne côté suisse.

Enfin, le succès de fréquentation de la ligne 8 depuis son prolongement en Allemagne à Weil am Rhein est au-delà des prévisions, posant des problèmes de surcharge des tramways mais aussi des lignes de bus qui complètent l'offre, et de débordement des douanes pour la récupération de la TVA, sans compter l'essor de trafics illicites en profitant du pouvoir d'achat supérieur depuis le déplafonnement de la partie euro - franc suisse.