La plus petite agglomération de France étudiant le tramway ne renonce pas et continue d'instruire son projet : l'enquête d'utilité publique débutera le 18 juin prochain. Elle s'inscrira dans un contexte assez délicat, car le projet ne fait pas consensus sur le plan politique et la population craint en partie la gêne apportée à la circulation automobile et le risque sur la fiscalité locale.

Il a été évoqué pour la première fois l'horizon 2020 pour la connexion du tramway aubagnais au réseau marseillais. La ligne 40, qui relie aujourd'hui La Timone (métro) à la gare d'Aubagne, pourrait ainsi renouer avec un mode ferré abandonné voici plus d'un demi-siècle.

On peut s'interroger sur l'impact du morcellement administratif sur l'appréhension du projet : si le projet aubagnais était présenté dans cette perspective commune avec le tramway de Marseille, alors il serait probablement plus aisé d'en saisir des enjeux plus vastes, dépassant le seul territoire de l'agglomération aubagnaise. Il est en apparennce difficile d'imaginer une agglomération de 103 000 habitants lancer un tel projet : une vision métropolitaine pourrait probablement donner plus de sens. Cependant, le niveau de maturation d'une extension du réseau marseillais au-delà de l'actuel terminus des Caillols n'est manifestement pas au même niveau que celui du projet demeurant - pour l'instant - interne à l'agglomération d'Aubagne.