Près de trente ans après la mise en service de la première ligne à Lille, le VAL atteint le stade de la mi-vie. Dès 2005, l'exploitant lillois a engagé la rénovation des aménagements des 83 rames type 206, confiée à l'entreprise albigeoise Safra, la partie mécanique étant assurée par Alstom. D'autre part, Siemens fournissait une version modernisée du système d'exploitation.

Néanmoins, Lille est confrontée à la saturation de son VAL, malgré un intervalle de 60 secondes à l'heure de pointe. Les éléments longs de 26 m seulement seront donc allongés à 52 m, les stations aussi : un vaste projet de 450 millions d'euros qui mobilise une grande partie des moyens de l'agglomération pour les transports.

Aujourd'hui, on a appris qu'Alstom avait remporté un marché portant sur l'acquisition de 27 rames sur pneus à gabarit étroit, longues de 52 m et la fourniture du système de pilotage automatique intégral pour un montant de 266,5 millions d'euros pour la ligne 1. C'est une surprise car Siemens partait favori pour développer la nouvelle génération du VAL. De surcroît, les 27 rames cohabiteront avec les 28 VAL208 qui devraient eux aussi circuler en composition à 4 caisses, soit 14 rames.

C'est désormais au tour de Toulouse d'engager la modernisation de son parc de 28 rames type VAL 206, mises en service en 1993.